CSI** : Walter Lapertot à l'aise à Palaiseau
lundi 16 mai 2011

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Walter Lapertot et Wodan à la remise des prix © Béatrice Fletcher

Sur les 42 engagés et les neuf barragistes du Grand Prix MBDA de Palaiseau, Walter Lapertot l’emporte en selle sur son fils de Darco, Wodan, devant le cavalier belge Dominique Joassin (Dark de la Hart) et la britannique Philippa Dobby (Utah VII). Quatre français rentrent dans le top ten. ITV de Walter Lapertot

Comme l’avait prévu Eric Navet, tenant du titre 2010 avec Kiwi du Fraigneau lors de sa reconnaissance commentée, le parcours tracé par Jean François Gourdin était assez délicat, notamment en raison des dénivelés dont se compose le terrain. Bilan, en dehors des neuf meilleurs, une cohorte de quatre points, parmi lesquels Timothée Anciaume et son fils de Jarnac (Olympique Libellule), Patrick Guimbal (Balissimo), Stéphane Delaveau (Delvaux de Luze), vainqueur de l’épreuve préparatoire du samedi,  Frédérique Fabre Delbos (Preevert Van Sint Maarten), gagnante du petit grand prix de la veille  ou encore Eric Navet (Colombo Ven den Blauwaert) et Edouard Coupére (Onyx’ Jac).
Chez les finalistes, Dominique Joassin, premier à prendre le départ, conservera la tête presque tout au long du barrage grâce à un tour sans fautes en 52’’64. Pour sa première participation à ce concours « très sympathique et accueillant », le cavalier belge disait avoir apprécié ce parcours particulier parce que vallonné, et surtout être « fier de son étalon fils de Kashmir (mère Concorde), âgé de 8 ans, acheté à l’âge de deux ans et qu’il a amené seul à ce niveau, y compris jusqu’à son agrément au stud book SBS ». La cavalière britannique également « enchantée du concours » lui succède en piste mais se voit pénalisée d’un petit point de temps dépassé qui lui vaudra la troisième place. Caroline Nicolas, en selle sur son puissant Parfum de la Dixme, se voyait opposée à son père lors de ce barrage, et prend une belle quatrième place avec le meilleur temps (52’’16) pénalisé de quatre points. « Je suis très contente de la performance de mon cheval qui n’a que huit ans. Je suis partie au barrage pour serrer mes virages et galoper. Malheureusement cette petite faute nous prive de la victoire, mais Parfum progresse bien. Il courait son troisième grand prix. »  Jacques Bonnet et sa toute bonne Naiade Dunoise bousculent eux aussi une barre en 52’’80 et terminent 5ème. « La jument a bien sauté, je suis assez satisfait, malgré un petit manque de chance, mais Naiade va sans doute attaquer les trois étoiles bientôt. » Le belge Yves Simon (Speedy des Mansarts) sort de piste à 6 points et se classe 6ème, tandis que Jean Marc Nicolas, associé à Oxford d’Esquelmes, fils de Darco tout comme le vainqueur Wodan,  termine à la 7ème  place en raison de 8 pts sur le double et admettait avec humour avoir « été trop chaud lors de ce barrage. Sans doute le manque d’expérience ! Ravi de se faire battre par sa fille « C’est l’avenir, c’est magnifique ! » Jean Marc se félicitait d’avoir remporté une autre épreuve lors de ce concours.  Geoffroy Bréant et Melody de la Fosse, deux fautes lors de ce barrage, s’inscrivent en 8ème position devant le belge Kristof Cleeren (Darius 2) et le chilien Tomas Couve Correa (Golddigger).  C’est donc Walter Lapertot et Wodan, septième à prendre le départ de ce bargge, qui parviendront à déloger Dominique Joassin de sa position de leader en signant un superbe sans faute en 52’’64.

Trentième anniversaire
L’équipe organisatrice, pilotée cette année par Ségolène Périn, profitait de la remise des prix pour honorer  Jean François Gourdin, chef de piste pour la 13ème année consécutive, ainsi que Patrick Caron, familier de ce concours en tant que cavalier depuis ses débuts , et directeur technique depuis que le Jump de l’X a passé le cap de l’international voilà sept ans, le moment où son élève Marwan Lahoud, ancien de Polytechnique et membre de l’équipe dirigeante de EADS, « a souhaité rendre à l’X ce qu’elle lui avait donné, et choisi de faire du concours national de l‘époque un grand rendez vous. C’est toujours une opération difficile à superviser, car chaque année le concours est aux mains d’une quinzaine de nouveaux élèves de deuxième année qui prennent l’option équitation et doivent se conformer aux nombreuses exigences règlementaires, logistiques  et budgétaires que représente l’organisation d’une telle manifestation. Le terrain notamment a été largement amélioré grâce à l’aide personnelle de Marwan Lahoud qui nous permet aujourd’hui de proposer l’un des rares sols en herbe de France et d’Europe, et qui a la particularité d’être très grand (plus de 5000 m2) et de ressembler un peu au terrain d’honneur du Grand Parquet que j’ai porté avec un sol révolutionnaire début 1998 et qui fonctionne toujours. Notre souhait était avant tout de conserver un  terrain aux couleurs purement françaises pour honorer cet endroit hautement symbolique qui abrite l’une des écoles les plus prestigieuses du monde. »
Résultats complets sur www.jump-results.com