CSIO 4*W Rabat : Retour en fanfare pour Bernardo Alves
samedi 12 octobre 2019

Bernardo Alves et El Torreo de Muze à Rabat
Bernardo Alves et El Torreo de Muze à Rabat © MRT/Jessica Rodrigues

Le Grand Prix du CSIO 4*W de Rabat, rebaptisé en l'honneur de SAR La Princesse Lalla Amina, se déroulait exceptionnellement vendredi après-midi en raison de la tenue de la Coupe des nations dimanche. Après une victoire tricolore la semaine passée, c'est cette fois-ci le Brésil qui s'est imposé avec un cavalier bien connu des grandes échéances, Bernardo Alves.

Le tour proposé par Alan Wade a parfaitement joué son rôle avec dix sans-faute en première manche sur les 68 au départ. Quatre ont réitéré en seconde manche. Le Néozélandais Bruce Goodin monte sur la troisième marche du podium devant Abdullah Alsharbatly. Aucun des deux n'a réussi à faire mieux que le Brésilien Bernardo Alves en selle sur El Torreo de Muze. D'ailleurs le cavalier l'avouait volontiers, le barrage est un peu sa spécialité même si elle n'est pas forcément celle de son cheval. La grande piste de Rabat a toutefois joué en sa faveur. "Torreo est vraiment un cheval de Grand Prix. Il est très imposant et peut se montrer un peu difficile à compacter mais la piste et le tracé lui ont donné l'opportunité de bien galoper. J'aime bien prendre le maximum de risques donc j'ai décidé de faire sept foulées pour aller sur le dernier et c'est ce qui a fait la différence à mon avis. J'ai vraiment exagéré pour aller dessus", confiait-il sourire aux lèvres.  

Pour ce cavalier arrivé du Brésil il y a plus de vingt ans, le haut niveau n'est pas une affaire de découverte mais plutôt de retrouvailles. Pour preuve : il a couru deux olympiades à Athènes en 2004 et à Pékin en 2008, trois championnats du Monde dont ceux d'Aix-la-Chapelle en 2006 avec le bien connu Canturo. Mais tout cela, c'était il y a un moment maintenant. Ses dix-huit années de collaboration avec le Haras de Joter sont terminées et loin derrière lui. "Je travaille seul maintenant. J'essaye de de former des chevaux pour le haut-niveau mais ce n'est pas nouveau, j'ai toujours fait cela", explique le cavalier. Comme trouver des montures pour sauter 150 et 160 n'est jamais chose aisée, Torreo est pour l'instant le seul cheval sur lequel Bernardo. Le seul mais non le moindre puisque son cavalier voit en lui une monture de classe olympique. "Il n'a pas encore beaucoup d'expérience parce qu'il n'a que neuf ans. Il était déjà sans-faute dans son premier Grand Prix 4* à Tétouan la semaine passée et il confirme aujourd'hui." Il ne serait pas le premier représentant du célebrissime élevage de Joris de Brabander à fouler une piste olympique. Le cheval appartient d'ailleurs encore à son naisseur que Bernardo tenait d'ailleurs à remercier pour sa confiance. Dans la lignée des hommes de l'ombre qui ont participé à sa victoire, Bernardo a également cité Philippe Guerdat, le sélectionneur brésilien. "Philippe m'a appelé il y a quelques temps parce qu'il souhaitait voir le cheval, c'est pour cela que je suis venu au MRT. C'est la première fois que je travaillais avec lui et il m'a beaucoup aidé en première manche. J'ai changé quelques petites choses à ma manière de monter". Reste à confirmer cette belle impression dans la Coupe des nations dimanche, même si Bernardo se montre encore prudent. "Le cheval a peu couru jusqu'à présent et il a déjà enchainé deux Grands Prix en deux semaines. Nous allons commencer par le relâcher samedi avant d'aborder la Coupe."

Comme la semaine dernière, le meilleur représentant tricolore a été Olivier Perreau. Ce dernier avait toutefois laissé sa GL Events Venizia d'Aiguilly de côté afin de la préserver pour la Coupe des nations. Il présentait à la place GL Events Dolce Deceuninck, une fille de Toulon âgée de 10 ans. Avec quatre points dans la première manche et huit dans la seconde, il termine 14e. 

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