CSIO5*-F Barcelone : La France deuxième de la petite finale
dimanche 03 octobre 2021

Marc Dilasser et Arioto du Gevres, auteurs d'un parcours à un point dans la petite finale barcelonaise
Marc Dilasser et Arioto du Gevres, auteurs d'un parcours à un point dans la petite finale barcelonaise © Scoopdyga

Seconde journée de compétition à Barcelone ce samedi 02 octobre, où la petite finale, ou consolante, nommée Challenge Cup, était l’épreuve phare. Alors que les Britanniques ont dominé l’épreuve, les Bleus sauvent l’honneur en terminant deuxièmes. Récit d’une soirée qui a mieux réussie aux Français que la veille.

Les nations qui n’avaient pas réussi à se qualifier pour la finale de dimanche avaient une dernière chance de briller le samedi soir. Avec le retrait du Canada et de l’Ouzbékistan, qui n’étaient qu’à trois et qui ont vu l’un de leur couple se faire éliminer vendredi soir, seules cinq nations sur les sept conviées à cette petite finale étaient au départ. L’enjeu était double pour ces équipes, puisque outre le fait de vouloir bien faire, il fallait à tout prix éviter de terminer cinquième, synonyme de relégation en division 2 européenne. 

Pénélope Leprevost est la toute première cavalière à s’élancer sur la piste du Real Polo Club de Barcelone. Avec GFE*Excalibur de la Tour Vidal (Ugano Sitte), elle réalise un parcours quasiment parfait, avec un seul point de temps dépassé. « Ça me fait plaisir de finir sur un sans faute, avec juste un point. L’épreuve était assez dure, même si ce n’était que la petite finale, décrivait-elle en sortie de piste. C’est agréable de terminer l’année sur une bonne note, bien qu’hier j’ai fait une faute bête sur la spa, un peu inexpliquée. Excalibur a peu d’expérience malgré tout, il saute bien et a beaucoup de puissance. » Venait ensuite le tour de Grégory Cottard et Bibici (Norman Pré Noir), qui avaient signé la meilleure performance la veille, laissant juste traîner un pied dans la rivière. Un scénario qui s’est répété pour le couple ce samedi soir. « Cette nouvelle faute sur la rivière m’a déstabilisé et m'a coûté une seconde erreur juste après », a-t-il expliqué. La grise et son cavalier totalisaient donc huit points. « Le parcours était gros, Bibici n’a jamais sauté de telle épreuve, et pourtant je l’ai trouvée formidable, n’a pas manqué de souligner Grégory. Elle saute haut, donc il n’y a plus qu’à faire quelques réglages. Bibici est ma jument de cœur. Quand on la voit au paddock, on a l’impression qu’elle n’a pas trop de moyens, mais en piste elle se transforme et donne tout pour moi. »

« Des chevaux partent, mais d’excellents chevaux sont là aussi »

Comme la veille, Marc Dilasser était le troisième Français à prendre le départ. Alors qu’il avait écopé de treize points de pénalités sur la première épreuve, le cavalier s'est nettement rattrapé dans la petite finale. Avec Arioto du Gevres (Diamant de Semilly), il sort sans avoir renversé la moindre barre, mais comme sa compatriote Pénélope, avec un point de temps dépassé. « Arioto avait besoin d’un peu plus de temps avant de courir un tel parcours comme Barcelone. Aujourd’hui, je n’avais pas du tout la même disponibilité qu’hier avec mon cheval. Lorsqu'on fait un parcours comme hier, on est toujours dans l’expectative de la suite, donc je suis ravi de son comportement aujourd’hui », a-t-il affirmé, profitant de son debrief avec les médias pour ajouter : « Je tiens vraiment à remercier les propriétaires et naisseurs d’Arioto, Monsieur et Madame Bastin, car depuis Aix-la-Chapelle nous avons reçu d’énormes sollicitations (pour vendre Arioto, ndlr). Je pense qu’il faut cesser de faire du "french bashing" et d’arrêter de pleurer les morts, il faut que la France se retrousse les manches et se batte ! Des chevaux partent, mais d’excellents chevaux sont là aussi. Le travail des cavaliers français est vraiment recherché. Je n’ai plus envie d’entendre dire que la France perd ses chevaux les uns après les autres. Premièrement parce que c’est la suite logique, mais également par respect pour leurs propriétaires et pour les athlètes français. Nous avons un vrai vivier de chevaux, il n’y a plus qu’à les faire éclore. » 

Après le passage de Marc, la France se trouvait deuxième au classement provisoire, juste derrière les Britanniques. Si le dernier cavalier français sortait indemne de cette épreuve, la perspective d’une victoire était encore possible. Pour clore les prestations de l’équipe de France, Thierry Pomel avait choisi de remplacer Olivier Robert et Vivaldi des Meneaux (Chippendale Z), auteurs d’une contre-performance à vingt-trois points la veille, par Mathieu Billot et Quel Filou 13 (Quidam’s Rubin), déjà titulaires aux Jeux olympiques et aux championnats d’Europe de Riesenbeck. Malheureusement, le couple ne parvient pas à trouver sa place sur le parcours de Santiago Varela. Après un premier refus sur l’obstacle n°2, puis une barre à terre, le cavalier décidait d’en rester là, puisque son score n’aurait de toute façon pas permis d’annuler les huit points de Grégory Cottard et Bibici. « Les chevaux sautent généralement plus fort lorsque la lumière est intense en piste, mais ici c’est encore pire, analyse Mathieu Billot. Quel Filou a sauté avec beaucoup trop de puissance dès le début. J’attendais gentiment qu’il se pose, mais il atterissait cinq mètres derrière l'obstacle. Mon cheval saute superbement bien, mais comme il a fait les Jeux, les championnats d’Europe, les Coupes des nations et maintenant Barcelone, ça ne servait à rien de continuer. » Avec un total de dix points, l’équipe de France termine finalement deuxième. « Nous ne sommes pas relayés, ça c’est le principal. Mes compatriotes se sont bien battus, la France remonte la pente », concluait-il. 

Victoire britannique

C’est finalement la Grande-Bretagne qui remporte la petite finale avec seulement quatre points au compteur, accusés lors de la toute première rotation par Holly Smith et Denver (Albfuehren’s Memphis). Grâce aux parcours sans la moindre faute d’Emily Moffitt, sur Winning Good (Winningmood), et Harry Charles, engagé avec Romeo 88 (Contact van de Heffinck), la Grande-Bretagne avait pris tellement d’avance sur ses concurrents que John Whitaker n’a même pas eu à prendre le départ, préservant ainsi Unick du Francport (Zandor). Avec un total de vingt-et-uns points, la Norvège monte sur la troisième marche du podium, notamment grâce au parcours à deux points de Victoria Gulliksen et Papa Roach (Perigueux). Comme la veille, la Suisse a vécu une épreuve difficile. Plus difficile encore puisqu’ils n’étaient que trois à prendre le départ, Bryan Balsiger ayant préféré retirer Twentytwo des Biches (Mylord Carthago) de la compétition suite à une légère boiterie décelée dans la journée. Avec huit points de Steve Guerdat et Martin Fuchs, respectivement associés à Victorio des Frotards (Barbarian) et Chaplin (Verdi TN), mais également neuf d’Edwin Smith et Farezzo (Arezzo VDL), la nation se retrouve quatrième. C’est finalement l’Italie qui est reléguée en division 2, assommée par quarante-trois points de pénalités.

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Rendez-vous ce dimanche, à partir de 15 heures, pour vivre l’attendue finale entre les huit meilleures nations.