Cédric Angot, quel Talent...
lundi 30 septembre 2019

Cédric Angot et Talent des Moitiers
Cédric Angot et Talent des Moitiers se sont vus décorés en présence d'Eric Delloye, président de l'Etrier, et de Ly Lallier, directrice d'Hermès Sellier © Béatrice Fletcher

Pour son édition 2019, l’Etrier de Paris enregistrait 1051 engagés répartis sur 19 épreuves préparatoires, amateur et pro. Cédric Angot s’adjuge la victoire dans le Grand Prix Hermès avec Talent des Moitiers.

Le traditionnel rendez-vous d’automne du centre équestre de l’Etrier, événement connu sous le nom de « Cossé Brissac », en mémoire du Comte Maurice de Cossé Brissac, fondateur du club en 1895, se tenait du 26 au 29 septembre. Marie Ravaut, directrice de l’établissement depuis deux ans, avait mis en application ses sept années d’expérience en tant que journaliste pour la chaine Equidia sur les plus gros concours de la planète pour mettre en scène l’événement, à commencer par une dotation globale de 20 000 euros, et de très nombreux cadeaux offerts par les partenaires. La carrière principale, 100 m x 50 m, avait en outre été raccourcie dans sa longueur de 15 mètres pour faciliter la circulation du public et ménager davantage d’espace au village exposants. « Nous faisons en sorte de moderniser le concours, tout en conservant une ambiance familiale », commente la directrice, qui rendait hommage aux onze hommes de piste et à l’ensemble des salariés qui ont travaillé d’arrache pied pour le succès de ces trois jours, et à la Mairie de Paris qui autorise l’Etrier une fois par an à privatiser la plaine attenante pour y loger les boxes démontables et les parkings. « Les clubs voisins nous ont également apporté leur soutien en nous prêtant des parasols chauffants et des ballons éclairants pour l’épreuve des six barres en nocturne du samedi soir parrainée par Paritel. » Mention spéciale pour les partenaires de l’événement, parmi lesquels Junot Immobilier, France Galop, les champagnes Duval Leroy, Meyer selles, Royal Horse, Anne Marie Andreux, artiste peintre, Casaque, le bottier, la sellerie Fouilhoux, GEM Equitation, Padd, ainsi que Horse Pilot, qui équipe à l’année l’ensemble des enseignants. A noter, la concession accordée à l’Etrier par la ville de Paris, qui expire aujourd’hui même, est renouvelée à partir de demain 1er octobre pour une durée de quinze ans. Un vaste programme d’investissement et de rénovation est d’ores et déjà prévu. (Pour en savoir plus, cliquez ICI)  

Le Grand prix Hermès 

La maison Hermès, nouveau partenaire de l’événement, parrainait le Grand Prix du dimanche, tracé par Cédric Longis, fidèle chef de piste du concours, sur un tour à 145. Sur les 61 couples engagés, 54 prennent le départ, 16 parviennent à se qualifier pour le barrage, tandis que 12 d’entre eux préfèrent abandonner ou se voient éliminés. Sur la phase décisive au chronomètre, six couples réitèrent le sans faute. Christophe Escande/Tasmania Champblanc signe un temps de 46’’91 et se classe 6ème. Louna Garo, parmi les plus jeunes cavaliers du jour, termine à une très belle 5ème place aux commandes de Ravel des Temps avec un chrono de 46’’08. Le cavalier canadien Kyle Timm basé aux Ecuries du Grand Veneur chez Eric Nègre et Edouard Coupérie classe Bentley de Sury 4ème avec un temps de 45’’99. 

La victoire est pour Cédric Angot, en selle sur Talent des Moitiers, 12 ans, fils de joyau de Bloye, qui met tout le monde d’accord avec un chrono de 41’’52. « Gagner c’est gagner » ,commente le cavalier « même si c’est un cheval qui a déjà tourné sur 150 et quelques 160. Il a très très bien sauté. Vendredi, il aurait du gagner aussi, malheureusement j’ai fait une erreur de parcours. Cette année, il n’est pas beaucoup sorti, car je me suis fait opérer des adducteurs, j’ai été arrêté pendant deux mois, je l’ai confié à Eugénie, mais une fois que j’ai été rétabli, elle a préféré me le rendre. Nous recommençons gentiment depuis deux mois et demi. Je commence vraiment à me sentir bien depuis dix jours. Il est sans faute dans le Grand Prix 3* de Deauville, mais il manquait encore un peu de réglages. Je l’ai depuis deux ans, il appartient à Andrea Neves, une Américaine installée à Wellington, et qui est venue l’acheter aux ventes Nash, dont je m’occupe depuis leur création en 1996, et qui se déroulent cette année du 25 au 27 octobre à Saint Lô en parallèle du concours étalons et du CSI3*. »    

En 2ème position, Alexandre Leriche, en selle sur Tel Elu de Saint Siméon (Kannan), 12 ans, qui franchit la ligne en 42’’64. « Je suis très content de mon cheval qui revient à ce niveau d’épreuves. Il a été arrêté pendant six mois, c’est son premier Grand Prix de la saison. Je l’ai acheté à l’âge de 3 ans, c’est le chouchou des écuries, il a un mental exceptionnel, il est généreux, c’est juste un très bon cheval. Certains de mes chevaux ont été commercialisés, je m’applique actuellement à reconstruire mon piquet. »

La 3ème place de ce grand prix Hermès revient à Emilie Bussereau, épouse de Julien, qui avait sellé pour l’occasion (outre Artist de Capucine, 7ème du classement final) Brocard dela Chapelle, produit de l’élevage maison créé par Jean Louis et Pascale Busserau à Vallangoujard. Le puissant étalon gris pommelé, fils de Kashmir Van't Schuttersho, âgé de seulement 8 ans, boucle un très joli tour en 44’’78. Tout sourire, la cavalière se disait ravie de ses chevaux qui ont très bien sauté. « Je suis un peu déçue pour Artist qui avait signé le temps le plus rapide (41’’40), mais c’est le risque quand on joue le chrono. Les deux chevaux appartiennent à la famille Bussereau. » Comme l’explique Julien, pour la suite de la saison, le Grand National de Saint Lô, sans doute Equita Lyon en 2*, et peut-être le CSI4* de Rouen « si nous avons la chance d’être retenus », sont au programme.

Les résultats détaillés ICI