Frédéric Cottier : "Une épreuve est une pièce de théâtre"
dimanche 19 mai 2019

Frédéric Cottier
Frédéric Cottier © Scoopdyga

Figure incontournable du CSIO de La Baule, Frédéric Cottier exerce sur le concours en tant que chef de piste depuis de nombreuses années. Ses parcours visent toujours à mettre les cavaliers face à un questionnement sans entamer l'intégrité des chevaux. Jeudi encore, Steve Guerdat mettait en avant "un parcours pensé pour les chevaux" à l'issue de la Coupe des nations. Mais quelles surprises attendent les couples au départ du Grand Prix cet après-midi ?

L'Eperon : A quoi peuvent s'attendre les cavaliers dans le Grand Prix du CSIO 5*, dont le coup d'envoi sera donné à 13h ? 

Frédéric Cottier : Après les avoir bien observé dans la Coupe des nations, où j'avais déjà mis un parcours assez fort, je me suis aperçu que le niveau des couples engagés est vraiment très bon. Le terrain est de surcroit cette année exceptionnel, les chevaux y sautent très bien, donc je pense que le Grand Prix sera bien aux cotes. Je ne vais pas avoir à minorer les hauteurs à cause du terrain, de la météo ou encore du niveau du plateau. 

Quels facteurs prenez vous en compte pour dessiner le parcours ?

Je construis toujours mes parcours en pensant aux chevaux. Autrement, un Grand Prix est toujours une épreuve assez classique. La ligne de la rivière sera un peu plus difficile que dans la Coupe : il y aura un double à six ou sept foulées après la rivière, lignes et courbes s'alterneront... On essaye de diversifier au maximum les difficultés avec néanmoins un tracé aéré de façon à ce que les cavaliers puissent rester dans le galop de 400m/min. Ce terrain là permet évidemment de tenir cette vitesse imposée, qui permet de définir le temps accordé, parce que le terrain est grand, mais il faut tout de même penser à monter un parcours fluide. 

A combien de barragistes vous attendez-vous ?

Je n'écris pas l'histoire. Une épreuve est une pièce de théâtre, je suis le metteur en scène et les couples au départ sont les acteurs. Ce n'est pas du cinéma, on ne dit pas "coupez" et on reprend. La même épreuve avec les mêmes cavaliers peut toujours avoir un déroulement différent. Idéalement, j'aimerais avoir entre cinq et douze barragistes. Il ne faut pas qu'il y en ait moins de cinq parce que ça fait un barrage un peu court, et au delà de douze un peu long. Mais il y aura du spectacle quoi qu'il arrive et un beau vainqueur.