Helios, le retour
samedi 18 septembre 2010

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Alexis Gautier et Helios de la Cour © Jean-Louis Perrier

Les Pro Elite sont (enfin !) entrés en piste ! Un format court donc (deux étapes au lieu de trois traditionnellement) pour une longue liste (30 couples en piste contre 15 en moyenne ces dernières années)… Quantité et qualité font–ils plus que rimer ?

Outre l’équipe de France en partance pour les JEM, dont les cavaliers n’ont pas engagés même de seconds chevaux, d’autres ont choisi de faire l’impasse. Verdict définitif demain soir après la finale en deux manches que le vainqueur du jour, Alexis Gautier/Hélios de la Cour, sera le dernier à courir. Retrouvez les réactions des trois premiers.

C’est donc un grand retour pour Hélios de la Cour (Papillon Rouge) qui, à 15 ans, retrouvait le haut niveau cette année, toujours sous la selle d’Alexis Gautier, après plus de trois ans d’arrêt (déchirement de la rotule au pré). N°1 en piste, ils le sont restés à l’arrivée en ayant soigné avec facilité un tracé… aussi hétérogène que le plateau ! Peut être partagé par la nouvelle formule le parcours jugé au barème C, ressemblait à une chasse jusqu’au n° 10 (un vertical à option, dont l’avantage ne sautait pas aux yeux), avant de prendre l’aspect d’un vrai barème A (épreuve du 2e jour dans la version longue) avec un triple naturel assez court le long de la lice et un gros oxer sur bidet en sortie. Cette dernière ligne sera très fautive tout comme le double avec entrée sur bidet dans la descente (n°6). Seuls quatre couples sortiront finalement sans-faute sans qu’aucun n’est vraiment joué la montre. Et aucun n’égalera le chrono des premiers. Se sont logiquement des couples en vue ces temps ci que l’on retrouve aux avant-postes. Bertand Pignolet et Magic d’Elle (Adelfos) récent vainqueurs de la finale du grand National au Mans se place une seconde derrière leur voisin normand. En dépit d’une faute, Julien Epaillard et sa nouvelle recrue, Mister Davier, plus accoutumé du circuit international, se positionne en embuscade au troisième rang. Viennent ensuite dans la même faute : Aymeric Azzolino/Moustic des Flayelles, Timothée Anciaume/Litsam-HN, particulièrement à suivre vu avec quelle manière ils ont léché un sans-faute sans forcer, Nicolas Delmotte/LUccianno-HN déjà médaillés l’an dernier, ou encore d’anciens tenants du titre Stephan Lafouge et Gabelou des Ores. Deux autres chevaux ont particulièrement retenu l’attention : Norton d’Eole, frère utérin de Mylord Carthago, 9e avec Eric Dewulf, et son suivant au classement, le tout bon Winsome van de Plataan avec Clément Boulanger, découvert sous la selle d’Aymeric de Ponnat, vainqueur notamment à Chantilly. L’issue sera donc très ouverte et le scénario de demain aura toute son importance pour que le format n’altère pas l’image du championnat.

Leader provisoire, Alexis Gautier : « Hélios va très bien, il a recommencé progressivement cet hiver avant de partir à la sailli, puis nous avons repris tranquillement d’un national à Auvers, il gagne une 1,40 m au Normandie Horse Show, est 2e du deux étoiles d’Auvers, et se classe dernièrement dans la finale du grand national du Mans. On gère le concours un peu en dilettante ! Sa priorité a toujours été l’élevage. Le cheval fait son troisième championnat, il a aujourd’hui du métier et a toujours eu l’envie. Je suis parti sans penser au championnat. Initialement je n’étais pas qualifié, je bénéficie d’une wild card. Je le gère comme un concours national. Cette formule sur deux jours m’arrange bien pour mon cheval, j’espère qu’il ira au bout. »

2e du classement provisoire avec Magic d’Elle, Bertrand Pignolet : « Magic a une tête en or et un super galop. Je commence a pouvoir aller plus vite. Je suis ravi, je regrette seulement que le championnat ne soit pas obligatoire comme cela est le cas en Allemagne, où certains cavaliers ont fait la navette d’un Global Champion’s Tour pour le courir. La première fois que je suis venu j’étais fier de concourir face aux meilleurs français, mais cette année ils ne sont pas là. Sauf si je venais à gagner le titre, je crois que je garderais un meilleur souvenir de ma 5e place avec Hortensia d’Elle que de cette édition où l’enjeu n’est pas à la même hauteur. 

3e du classement provisoire avec Mister Davier, Julien Epaillard :« En cinq mois, on se connaît de mieux en mieux. J’essaie d’apprendre à le connaître à chaque tour, il n’a pas encore une régularité exemplaire. C’est un très bon cheval avec beaucoup de personnalité, beaucoup d’énergie mais c’est un grand anxieux. Il faut qu’il s’en serve dans le bon sens, et il ne me donne pas encore tout le temps ! De l’expérience que j’en ai il est toujours plus difficile le premier jour, ensuite il gagne en fluidité, en relâchement comme ça a été le cas à Hickstead ou à Gijon. Le format habituel m’aurait presque arrangé ! Mais je trouve le système pas mal car les chevaux ont un programme chargé, et la formule va permettre de nous départager sans problème.

Par Jocelyne Alligier

L a 2e étape du Championnat des Cavalières Chez Céline laisse présager d’une finale où tout est possible. Pas moins de douze cavalières se tiennent à moins d’une barre après le deuxième parcours où les leaders ont eu du mal à signer des parcours sans pénalité. Alexandra Francart s’en sort le mieux avec un dépassement de temps d’Untouchable qui lui permet de prendre la tête. Mais le KWPN devra vraiment ne pas toucher une barre pour la suite car Valentine Pozzo di Borgo pénalisée d’une faute de Clarck 004 reste dans son sillage, suivi de peu par Sandra Kofmehl. Avec les parcours sans faute de Galopin du Viviers et de Lola de Paris, Christine Bolleteau et Kim Bost font les bonnes opérations du jour remontant aux 6e et 5e place.