Hip Hip Hip Hourra, la France gagne à Lummen
vendredi 01 mai 2009

lummen9-remise des prix
La France à la place d'honneur © Sylvia Flahaut

Jusqu'au bout, ils y ont cru. Et ils ont eu raison, car ils n'ont pas flanché, les cavaliers français, lors de l'étape de la coupe des nations à Lümmen.

Dans le cadre d'un duel franco-belge qui a tenu les spectateurs en haleine durant toute l'épreuve, les quatre Tricolores, Pénélope Leprévost, Timothée Anciaume, Jean-Marc Nicolas et Kevin Staut, sont apparus sereins, soudés et techniquement au top.

Sur un parcours ne présentant a priori aucune difficulté majeure, Pénélope Leprévost et Jubilée d'Ouilly, premier couple à s'élancer pour la France, commettent une faute dans la dernière combinaison du tour. Jean-Marc Nicolas et JPC Modesto sortiront de piste avec le même score. Quant à Timothée Anciaume, associé à Lamm de Fetan, et Kevin Staut en selle sur Kraque Boom, ils maîtriseront de bout en bout le parcours, et ne commettront aucune faute. Tandis qu'à l'issue de la première manche l'équipe de France totalise quatre points de pénalité, les cavaliers belges sortent avec un score vierge. A quatre points d'écart, la seconde manche s'avérait d'ores et déjà riche en émotion, d'autant plus que l'Irlande pointait à la 3e place, avec un total de cinq points.

Dès le premier tour, les Français annoncent la couleur: Pénélope boucle un très beau sans faute, qui ne sera pas le dernier. Juste derrière elle, Philippe Le jeune et Vigo d'Arsouilles commettent une faute sur le dernier: les deux équipes totalisent toutes deux quatre points de pénalité. Timothée Anciaume réitère sa performance. Très à l'aise, le Tricolore met une dose de pression supplémentaire à l'équipe adverse. Désormais, la victoire se joue entre elles deux. Le Belge Nils Bruynseels ne se laisse pas impressionner et, en selle sur Aluna, signe lui aussi un parcours sans faute. Dernier Français à s'élancer, Kevin Staut sait qu'il n'a pas droit à l'erreur. Sans sourciller, le couple termine le tour sans pénalité, et dans le temps. Jos Lansink s'élance à son tour et, après un très beau début de tour, commet une faute sur un oxer, quelques foulées en descendant après la rivière.

Ne cherchant pas à cacher son contentement lors de la remise des prix, Laurent Elias voit en cette victoire plusieurs raisons: « certains de ces cavaliers n'ont pas plus de 3 ans de compétition internationale derrière eux. Et pourtant, aucun n'a rencontré techniquement de problème. Pénélope commet une petite faute en première manche, mais boucle parfaitement son second tour. Kevin est apparu serein, malgré la place qu'il occupait lors du deuxième round. Techniquement, tous ont acquis des repères sur lesquels ils peuvent s'appuyer. La pression est inévitable, mais c'est de la bonne pression. Quant à leur monture, toutes ont le potentiel pour briller dans ce type d'épreuve. En plus de la technique, il y a un véritable esprit d'équipe qui les anime. Lorsqu'ils entrent en piste, ils le font pour donner le meilleur d'eux-mêmes ».Quant à Kevin Staut, il sait que de sa prestation, dépendait laconfiguration mentale de Jos Lansink: « il était plus facile d'être à ma place qu'à la sienne. Ils ont eu la pression au moment où nous nous sommes retrouvés à égalité. Puis, lorsque j'ai fait sans faute. Aujourd'hui, nous sommes dans le vrai: il y a une véritable dynamique d'équipe, de l'entrain et de la motivation. C'est d'excellent augure pour les prochaines coupes ».