Janika Sprunger : "Bonne Chance a beaucoup donné quand elle était jeune"
lundi 05 août 2019

Janika Sprunger et Bonne Chance
Janika Sprunger et Bonne Chance aux Jeux Olympiques de Rio © Scoopdyga

En début d'année, Janika Sprunger perdait son puissant Bacardi VDL au profit d'Edwina Tops-Alexander puis elle récupérait quelques semaines plus tard son ancienne jument de Grand Prix, Bonne Chance W. Alors qu'elle devait faire son retour à la compétition au CSI de Dinard, la jument n'a finalement pas pris le départ lors du concours. La Suissesse nous fait un point sur la situation actuelle et sur sa jument.

Vous avez retrouvé Bonne Chance W il y a quelques mois, comment s’est passée la reprise du travail ?

Elle a eu droit à un traitement privilégié parce que c’est notre princesse (rires) ! Nous la remettions dans le travail, je la montais 45-50 minutes sur le plat le matin et nous augmentions progressivement le travail en intensité au fil du temps. Elle ressortait une fois dans l’après-midi avec mes cavalières maison et dans la journée elle allait au paddock pendant quelques heures, avant ou après avoir été montée. Elle passe beaucoup de temps au champ, elle avait un bon programme !

Comment va-t-elle actuellement ?

J’étais au départ assez optimiste, je la faisais sauter à la maison et elle était en pleine forme et le ressenti était bon. Elle était heureuse de sauter et c’était génial de faire ça avec elle. Je voulais l’amener à Dinard pour faire des petites épreuves mais le dimanche précédant notre départ, elle ne se sentait pas bien. Il n’y a aucun lien avec une blessure, pour l’instant je ne sais pas ce qu’elle a et j’ai donc dû la laisser elle à la maison. Nous allons faire des examens. C’est assez compliqué parce qu’elle a beaucoup donné quand elle était jeune et c’est une petite jument assez fragile. Si elle ne peut pas revenir dans le sport, elle poulinera sûrement. 

Comment se passe votre travail avec votre fiancé Henrik von Eckermann ?

Nous avons commencé à essayer d’être en partie propriétaires de nos chevaux. Best Boy 2 par exemple nous appartient à tous les deux. Nous essayons d’utiliser à notre avantage le fait que nous soyons deux maintenant, et nous nous aidons quand c’est nécessaire. Nous faisons ce que nous pouvons pour que nos écuries aient le meilleur programme possible.

Pouvez-vous nous parler de King Edward en qui vous semblez fonder beaucoup d’espoirs ?

J’ai King Edward depuis quelques mois et je l’aime beaucoup, je crois vraiment en lui. Nous avons déjà fait de bons résultats ensemble mais il n’a que 9 ans, et même si cela reste jeune, il est tout de même un peu en retard pour son âge par rapport aux autres. Son ancienne cavalière a fait un super travail avec lui mais ne tournait que sur des épreuves de niveau inférieur. A présent, nous essayons de rattraper ce retard et concourir sur de plus gros concours, tout en revenant de temps en temps sur des plus petits. Je pense qu’il est important de lui laisser prendre son temps cette année et j’espère que nous serons prêts pour les plus grosses épreuves l’an prochain. J’espère qu’il sera mon prochain cheval de 5*.

Quel est votre plan pour le reste de l’année ?

A l’heure actuelle, je dois former et préparer de jeunes chevaux, peut-être en trouver un autre que je puisse acheter afin que King Edward ait du soutien parce que c’est toujours compliqué de n’avoir qu’un seul cheval de tête. Cette année va vraiment se résumer à retrouver, reformer des chevaux, et j’espère que l’année prochaine je serai prête pour la saison extérieure pour sortir sur les 5* et refaire de bonnes choses.