Kevin et Urhelia, la bonne surprise du GP aixois
lundi 22 juillet 2019

Kevin Staut et Urhelia Lutterbach GP CSIO 5* Aix la Chapelle 2019
Après un magnifique sans-faute en première manche, Urhélia Lutterbach termine 17e du GP d'Aix-la-Chapelle 2019 sous la selle de Kevin Staut © Scoopdyga

L’édition 2019 du CHIO d’Aix-la-Chapelle n’aura encore une fois pas été celle d’une victoire tricolore dans le mythique Grand Prix dominical. Quatre couples français étaient au départ et la meilleure performance est signée par le couple fraichement formé Kevin Staut/Urhelia Lutterbach, auteur d’une première manche extrêmement prometteuse.

Révélée sur la scène internationale sous la selle d’Edward Levy en 2017 -année où elle prenait notamment part à la Coupe des nations de division 2 de Drammen-, Urhelia Lutterbach était ensuite passée sous la selle de Gregory Cottard avant de rejoindre le piquet de Kevin Staut il y a un peu moins de deux mois. 

A Monaco, pour leur premier concours ensemble, Kevin et Urhelia avaient des réglages à trouver mais terminaient tout de même 4e d’une épreuve intermédiaire à 1,50m grâce à un double sans-faute. Deux semaines plus tard à Chantilly, la paire montre qu’elle s’est bien trouvée : sur deux parcours courus, aucune barre de tombée, et en prime, la 4e place du Grand Prix. De quoi faire penser au Normand qu’il pouvait compter sur la fille d’Hélios de la Cour (disparu il y a quelques jours, lire ICI) pour le mythique CHIO d’Aachen. Au vu de la démonstration de la jument dans la difficile première manche du Grand Prix, le cavalier ne s’était pas trompé. Des quatre Tricolores au départ, il a finalement été le seul à accéder à la deuxième manche du GP, bouclée avec douze points au compteur. Des fautes dont Kevin ne s’inquiète pas : « Elle a très bien sauté le premier tour. En deuxième manche, avec une faute dès le premier obstacle, j’ai joué la vitesse derrière, ce qui amène les fautes dans le triple (sur le deuxième et troisième élément, ndlr). Il s’agit plus d’une incompréhension : la jument était désunie et les conditions n’étaient pas optimales pour aborder la combinaison. Je mets ces deux fautes dans le triple un peu de coté ». Et cette faute sur le 1 alors, comment l’expliquer ? « C’est une jument qui peut être un peu tendue en entrant en piste, j’essaie donc de la relâcher. Là elle manquait un peu de tension pour aborder l’oxer. En première manche, nous commencions sur un vertical, ce qui était plus facile. Ces fautes sont dommage pour l’épreuve en elle-même parce que la première manche était vraiment très bien, mais pour le peu de temps que je la monte, Urhelia montre qu’elle est consistante. Elle signe deux sans-faute en deux Grands Prix. Je la trouve bien avec moi, je pense que nous avons un bel avenir ». 

Le reste des tricolores à 8 points

Sur cette première manche -« difficile mais pas "insautable", qui rassemblait toute la gamme de difficultés qu’il est possible de rencontrer » de l’avis de Kevin Staut-, les trois autres Français en lice ont accusé deux fautes. Selon Guillaume Foutrier, tout n’est qu’une question de réglages, son Valdocco des Caps lui réserve encore de belles performances : « Il ne manque pas grand chose pour que le parcours se déroule de manière complètement différente. Valdocco avait très bien récupéré de la Coupe des nations (dont les Bleus ont terminé 3e, lire ICI) et s’est montré très frais. Je l’ai un petit peu subi sur le parcours… Techniquement, il confirme que certaines choses sont acquises, notamment l’enchainement rivière-vertical. Globalement, j’ai essayé de retrouver le liant que j’avais lors de la première manche de la Coupe, mais je n’ai pas retrouvé la même précision, notamment dans les distances des deux combinaisons. Le cheval était bien sur la hauteur, et moi aussi, je prends la mesure de ces parcours ! ». Un peu plus d’amertume du côté d’Olivier Robert et Vangog du Mas Garnier : « Ce refus dans la deuxième manche de la Coupe des nations me fait louper tout mon week-end avec Vangog. Après ça, j’étais trop dans l’émotion et lui aussi. Je m’en veux… Mais je peux me consoler avec les super parcours de Vivaldi des Meneaux. Il faut que j’arrive à recréer la même chose avec Vangog. ». Enfin 8 points pour Pénélope Leprévost et Vancouver également, mais rien qui ne fasse douter de la qualité du couple, tant le double sans-faute dans la Coupe du jeudi a été déroulé avec facilité et précision. 

Les résultats complets ICI de ce Grand Prix remporté par Kent Farrington et Gazelle