La bande à Bonneau sur le départ
samedi 26 août 2006

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Jean-Maurice Bonneau - Ph. Cosinus Prod

Après une semaine de retraite préparatoire à Port-Mort, l’équipe de France de saut d’obstacles s’apprête à embarquer direction Aix-la-Chapelle. Retour sur leur programme de mise en condition avec Jean-Maurice Bonneau.

Après le concours de rassemblement de l’équipe, le CSIO***** de Gijon (2-7 août), les Bleus se sont retrouvés en début de semaine pour un stage de préparation dans l’Eure. Laurent Goffinet, Florian Angot, Michel Robert, Jean-Marc Nicolas, accompagnés d’un staff technique réduit à Jean-Maurice Bonneau et Laurent Elias, ont rejoint les écuries d’Hervé Godignon à Port-Mort. Les chevaux résidaient sur place au Haras de Seabird et les hommes avaient élu domicile dans un hôtel à Vernon.« Après Gijon, où l’idée principale était de resserrer les liens dans le groupe, les chevaux sont rentrés chez eux et aucun n’est ensuite sorti en concours, raconte le capitaine des Bleus. Nous ne nous sommes pas gargarisés de cette victoire, car nous sommes conscients du niveau des équipes que nous avons battues mais cela a permis des réglages. Les trois fautes de Galet (12 +0) en première manche s’expliquent par un problème d’embouchure qui a été réglé tout de suite, quand à Obélix (O+8) les examens ont montré une poussée de leptospirose qui a pu être immédiatement enrayée. Nous avions calculé afin que les chevaux arrivent avec 10-12 jours de ferrure au championnat. Les deux premiers jours ont été consacrés à de la gymnastique sur le plat et de l’acclimatation.

La première séance d’obstacles a eu lieu mercredi sur un parcours à 1,30 mètre sur le grand terrain en herbe qui borde la rivière. Ici nous avons essayé de reproduire le plus possible les conditions de piste d’Aix. Nous avions fait construire le même double de bidet, avec une sorte de grosse bâche blanche pour simuler le lac, la fosse aux loups et la rivière existantes nous étions très proches de la configuration du terrain. La séance était filmée ce qui a permis de la débriefer tous ensemble. Nous avons également visionné les barèmes C des dernières grandes échéances.Jeudi était une journée de décrassage pour les chevaux, le matin nous avons la visite de la presse et de supporters. L’après-midi était consacré à la préparation de la seconde et dernière séance d’obstacle du lendemain.Hier, vendredi, nous avons travaillé sur un parcours type Coupe des nations à 1,45 mètre. Tous les chevaux sont passés par séquence fractionnée. C’était comme en concours mais en contrôlant le parcours. La séance s’est très bien passée, nous avons rencontré des difficultés techniques, sur lesquelles nous sommes revenus également au visionnage, mais pas d’encombre physique. L’après-midi les chevaux ont été à nouveau décrassés. Ce matin l’objectif était de les déplier, de jouer avant qu’ils n’embarquent dimanche matin de bonne heure.

C’était un vrai stage en immersion, humainement l’équipe est vraiment là. On va avoir du mal à se séparer ! Hervé avait par exemple organisé une initiation au golf avec un ancien champion du monde de saut à la perche, Philippe Houvion, tout le monde s’est régalé.Maintenant, on ne part pas en colonie de vacances et on sait pertinemment les difficultés qui nous attendent en Allemagne, mais c’est rassurant de partir avec des chevaux en forme et des gars bien dans leur peau. »Après une bonne nuit de repos pour effacer les 500 km de camion, First de Launay HN, Flipper d’Elle HN, Obélix, Galet d’Auzay, selon l’ordre de passage de l’équipe, et Modesto-JPc-Equifoam, le réserviste, se mettront dans l’ambiance de la Soers lundi à deux reprises. En effet deux warm-up sont au programme, une de jour et l’autre de nuit pour reproduire les conditions de la seconde manche de l’épreuve par équipe qui se courra jeudi soir.

Photos d'archive par Cosinus Prod et Dirk Caremans