La mort d’un cheval en compétition suscite l'indignation
jeudi 30 juillet 2020

Cheval qui saute
Cheval qui saute

Le 14 juillet dernier, au Lion d'Angers (49), durant un concours SHF, un cheval âgé de cinq ans a trouvé la mort quelque temps après être sorti de piste, suite à un parcours a priori assez mouvementé. La SHF a entamé une procédure dans le cadre de cette affaire.

Funny Boy du Golfe (Kannan) était engagé les deux jours dans les épreuves réservées aux chevaux de 5 ans, les 14 et 15 juillet derniers, sous la selle de son naisseur et propriétaire. Sur FFE Compet, le cheval a été déclaré décédé le 14 juillet. Selon les informations dont nous disposons, le parcours de Funny Boy se serait mal passé : après une première dérobade, le cavalier se serait montré plus sévère à son encontre, allant jusqu’à lui tirer brutalement dans sa bouche lors de son dernier saut. Le cheval serait alors tombé et serait resté à terre quelques minutes. Dessellé, il serait parvenu à repartir jusqu’à son box, où il aurait été euthanasié quelques instants plus tard par un vétérinaire. Le cavalier, engagé le lendemain, n’a pas pris part aux épreuves. 

Sur les réseaux, certaines personnes présentes lors de la compétition osent prendre la parole pour dénoncer ces actes, ainsi que l’étonnante absence de tout intervention de la part du jury. Un témoin, présent au moment de l’épreuve, admet que le cavalier a “saccagé son cheval sur le dernier obstacle” et “qu’il est vraiment triste de voir cela au sein de notre filière.

Marie-Christine Beaufils Joffre, présidente du jury lors de cette compétition, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet et nous a dirigés vers son organisateur, la SHF. Cette dernière, par la voix de son directeur, Guillaume de Thoré, assure prendre l'affaire au sérieux. "Il y a eu la mort d'un cheval sur l'un de nos concours, c'est quelque chose de grave et nous avons été fortement interpellés à ce sujet. Ce que je peux vous dire, pour le moment, c'est qu'une procédure a été entamée pour connaître précisément les causes de la mort de Funny Boy du Golfe.

Si les faits sont avérés, ils sont une bien triste vitrine pour notre sport et pour les hommes et femmes qui s’engagent chaque jour au sein de la filière et oeuvrent au bien-être des chevaux. 

Commentaires


ROLAND L | 10/08/2020 11:34
Le jury et surtout sa présidente déclare n'avoir rien vu!!! qui regarde la piste sur le passage du dernier obstacle? avec 4 à 5 personne dans la loge! à quoi servent t'ils?? mais qui était attablé en soirée avec le père du tueur (ce mot pour ne pas porter tort a une profession alimentaire utile) , trop gaté, violent et incompétent. Ce malheureux cheval aurait pu être le votre!
Qui aura le courage de sanctionner sans autre considération que le bien etre animal?
Il a déjà fallu 2 semaines pour qu'un journal spécialisé évoque le sujet. et censure ce commentaire??
Nous n'avons pas besoin de ce type d'individu dans le monde équestre.

Géra B | 30/07/2020 16:14
Sur les terrains de concours beaucoup de monde voit beaucoup de chose, beaucoup de monde en discute au bar, mais personne ne fait rien. Ceux qui osent parler aux responsables sont regardés avec des yeux écarquillés comme s'il parlaient de science fiction c'est minimisé et personne n'assume réellement le fait d'entamer une procédure. Les mentalités changent peu dans notre sport, c'est lent et c'est pas bon pour la réputation du sport, de nos disciplines, de nos professionnels, de nos bénévoles. En 30 ans une seule fois j'ai vu quelqu'un se lever de sa chaise devant une scène de brutalité et aller voir un président de jury. Mais qu'a t-il fait derrière ? Surement pas grand chose. C'est honteux. Pauvre cheval...