Pedro Veniss, une vie de passion
vendredi 17 juin 2022

Pedro Veniss et Quabri de l'Isle
Pedro Veniss et Quabri de l'Isle © Scoopdyga

Rencontré à Fontainebleau à l’occasion du Printemps des Sports Équestres en avril dernier, le cavalier brésilien Pedro Veniss, trente-neuf ans, revient pour L’Eperon Hebdo sur ses débuts et deux décennies d’une carrière au cours de laquelle il a brillé sur la scène internationale, notamment avec l’étalon Quabri de l’Isle.

Pedro Veniss découvre l’équitation grâce à son grand-père, José Luis Guimarães, éminent marchand de chevaux du Brésil. « Il allait en Argentine pour acheter des chevaux, et les vendait au club de São Paulo, où j’ai commencé à monter à cheval à l’âge de quatre ans », évoque le cavalier, immédiatement gagné par la passion. À douze ans, le jeune adolescent commence à travailler pour son grand-père qui, cinq ans plus tard, le confie pour un an à son ami Luis Felipe de Azevedo, médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, alors basé en Europe. À l’époque, ses parents – auxquels il rend un hommage appuyé pour leur soutien indéfectible – acceptent de lui accorder une année de césure avant d’intégrer l’université. Mais le destin de Pedro bascule lorsque Nelson Pessoa l’invite à venir travailler avec lui à Fleurus, en Belgique. « J’ai vraiment goûté au sport en Europe. J’ai tout de suite adoré, et j’ai décidé d’y consacrer ma vie. Pouvoir dédier sa vie à sa passion est une chance incroyable. J’ai eu le privilège d’évoluer aux côtés de Nelson pendant quinze ans. C’est un génie, le Pelé de l’équitation (Edson Arantes do Nascimento, footballeur brésilien de légende, ndlr)Aujourd’hui, nous sommes encore en contact permanent, je lui envoie les vidéos de mes parcours et il me donne des conseils. Il a marqué toute une génération de cavaliers brésiliens. Si nous sommes plusieurs en Europe, c’est grâce à lui. Il a été le premier à venir, et nous l’avons tous suivi pour nous former, même si ensuite nous avons pris des chemins différents. Pour nous c’est le maestro. Il a réussi à trouver l’équilibre entre le meilleur des équitations française et allemande. Pour moi, il est à l’origine de l’équitation moderne », affirme Pedro Veniss, profondément marqué par sa formation avec celui que l’on surnomme "le sorcier brésilien".

Alors établi en Belgique, en 2012, Pedro Veniss croise le futur cheval de sa vie, Quabri de l’Isle (ISO 180/17), fils de Kannan et Dinastie de l’Isle par Socrate de Chivré, né chez Etienne Poisson à Saint-Marcouf (50). « Je l’ai vu pour la première fois alors qu’il avait sept ans. Je l’ai toujours aimé, mais je n’avais pas les moyens de l’acheter. Lorsqu’il avait huit ans, j’ai participé à sa vente au cavalier ukrainien Alexander Onyshchenko. Le destin nous a rapprochés quand il avait dix ans. En 2014, ma belle-mère m’a dit qu’elle m’aiderait si je trouvais un cheval pour participer aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, et Alexander Onyshchenko voulait justement vendre Quabri à ce moment-là. »

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 422 de L'Eperon Hebdo (paru le 15 juin 2022), disponible sur notre boutique en ligne.