Petit à petit, Julien Anquetin fait son nid
vendredi 03 juin 2022

Julien Anquetin
Julien Anquetin © Scoopdyga

À trente ans, Julien Anquetin touche ses rêves du bout des doigts. Depuis quelques saisons, il évolue régulièrement au plus haut niveau, entend bien y rester et y gagner ! Rencontré à La Baule il y a quelques semaines, le cavalier installé dans l’Eure, au sein des écuries familiales, a fait le point avec nous sur son fonctionnement et sa carrière sportive.

Voilà quelque temps maintenant que le nom de Julien Anquetin figure sur les startlists des Grands Prix 5*. En novembre 2021, il participait pour la première fois de sa carrière au circuit Coupe du monde de la FEI. Sous sa selle, le cheval qui a fait prendre à sa carrière une autre dimension : Blood Diamond du Pont (Diamant de Semilly). Né chez Matthieu Le Connétable à Martinvast, dans la Manche, en 2011, ce Selle Français est arrivé il y a plus de trois ans chez Julien Anquetin, qui lui reconnaît « une évolution assez incroyable ». Jusqu’à ses sept ans, le hongre a fait ses classes avec son éleveur, qui a ensuite décidé de le confier à Jean-Luc Dufour, l’oncle de Julien, pour la valorisation et la vente. L’homme ne fera qu’un parcours avec, sur 1,30 mètre. « Nous avons l’habitude, avec mon père, denbeaucoup travailler avec lui pour la valorisation de jeunes chevaux. C’est Jean-Luc qui m’a dit qu’il pensait avoir un cheval pas comme les autres et que je devais l’essayer », confie Julien Anquetin.
La première fois qu’il s’est assis dessus, Julien a découvert un cheval « très en retard dans le travail, assez compliqué de base », mais également « au-dessus de ce qu’on avait l’habitude de voir », avec une facilité évidente sur les barres. « Par contre, tout ce qui était à côté de la barre n’était pas simple », se souvient-il. Son année de huit ans, Blood Diamond la passe alors sur des épreuves à 1,40 mètre maximum. Si les moyens ne manquent pas, le mental - encore fragile - de son partenaire pousse Julien à prendre plus de temps avec lui. « Il a eu besoin de beaucoup de tours dans le relâchement. À l’entraînement, tout allait généralement bien, mais il était très stressé sur la piste en concours. Toute son année de huit ans, il a pris conscience qu’il était capable et que ce n’était pas un problème de sauter gros en piste. »

Franchir un cap

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et le timide Blood Diamond a bien changé. Plus grand-chose ne l’émeut, pas même l'immense piste en herbe de La Baule et son atmosphère si particulière. Les voyages forment la jeunesse et le moins que l’on puisse dire, c’est que Blood Diamond en a vu, des pays !

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 420 de L'Eperon Hebdo (paru le 1er juin 2022), disponible sur notre boutique en ligne.