Sadri Fegaier : "Etre également cavalier m'apporte un oeil différent"
dimanche 28 avril 2019

Sadri Fefaier
Organisateur et compétiteur : Sadri Fegaier porte les deux casquettes et recueille tous les points de vue ! © HUBSIDE JUMPING / Filippo Gabutti

Sadri Fegaier est président et fondateur du groupe SFAM, numéro un dans le domaine de l’assurance affinitaire. Il y a cinq ans, l’homme d’affaire créait le jumping de Valence. Cette année, il revient avec une nouvelle compétition, l’Hubside Spring Tour, dans le Golf de Saint Tropez.

L'Eperon : Comment est né cette tournée de deux semaines de CSI 2* et 4*?

Sadri Fegaier : Après avoir créé le 5* de Valence, j’ai voulu continuer de développer ce côté jumping premium, dédié plutôt à du 4 et 5*. C’est ce qu’on a fait et on a donc créé le Hubside Spring Tour qui a lieu ici dans le golfe de Saint Tropez, à Grimaud. Nous l’avons lancé le week-end dernier et c’est une belle réussite, nous sommes très satisfaits. Les cavaliers sont satisfaits, on a du beau monde, du beau sport, les meilleurs cavaliers mondiaux sont présents, les champions olympiques français sont présents aussi donc on est très heureux de ce premier lancement. 

L'Eperon : Pourquoi avoir choisi Grimaud ?

On voulait plutôt être dans le sud de l’Europe et la Côte d’Azur s’y prêtait bien. Nous ne sommes pas très loin, en plus, du site du Haras des Grillons, qui est à 300 kilomètres d’ici. Cela nous permettait d’avoir une bonne situation géographique, avec une belle place comme Grimaud.

L'Eperon : La préparation de cette compétition et l’installation du site ont été assez rapides, est-ce que c’était un défi technique ? 

Oui, c’était un gros défi puisqu’on a commencé les travaux en février/mars donc on a réussi à créer les pistes en quelques mois. Il y a la grande piste qui fait 120x70m, avec un sol Equiplus qui est vraiment de bonne qualité et le paddock de 100x50m qui se prête bien à la compétition et on n’a pas vraiment de changement entre le paddock et la piste. On est sur des grandes dimensions des deux côtés donc les cavaliers sont plutôt satisfaits. 

L'Eperon : Vous êtes également cavalier engagé sur le concours, est-ce que c’est un plus pour l’organisation d’un tel événement ? 

Oui, cela m’apporte un œil différent et surtout cela me permet d’avoir les yeux de tout le monde ! Je suis de tous les côtés. Je vois les problèmes techniques qu’il peut y avoir à tous les points de vue. J’aime, pour pratiquer ce beau sport, avoir les meilleures conditions et on s’en rend plus compte quand on est côté cavalier que quand on est côté organisateur. Ce n’est pas toujours évident de mettre tout en œuvre pour les cavaliers, ils peuvent se plaindre assez souvent mais c’est afin d’avoir les meilleures conditions pour les chevaux. On voit bien qu’ici c’est ce que l’on a réussi à faire. Plus les conditions sont bonnes plus les chevaux peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes.

L'Eperon : Quel est pour vous l’objectif de développement pour ce terrain ? 

Nous avons prévu des compétitions au mois de juin, sur trois weekends, et ensuite en septembre et en octobre. Les installations, au fur et à mesure de l’avancement des travaux, vont se développer pour pouvoir finaliser la partie écurie et les travaux en général. Le but est d’avoir des rendez-vous réguliers et d’attirer le plus haut niveau, les meilleurs chevaux et les meilleurs cavaliers. Nous avons d’ailleurs demandé 5* pour l’année prochaine puisque nous sommes ici dans les conditions d’un 5*.