Thomas Lambert : "Nos chevaux sont arrivés à maturité"
mardi 01 octobre 2019

Thomas Lambert
Après une saison fructueuse sur le circuit du Grand National, Thomas Lambert (photo) et son frère, comptent bien continuer de progresser © Coll.

En tête du Grand national Thomas et Mathieu Lambert, qui courent pour l'écurie GEM Equitation, renforcent leur organisation pour progresser encore.

Après trois victoires sur le circuit du Grand National de saut d'obstacles et plusieurs classements, Thomas Lambert garde la tête du classement avec son frère Mathieu et Jules Orsolini, pour GEM Equitation. Ils devancent Benoit Cernin et Jérôme Hurel (Or-vet Art tropig) de 5 points après la dernière étape de Barbaste (20/22 septembre) où ils étaient absents et vont maintenant participer à tous les indoor -Mâcon, Saint Lô, Lyon et Paris- avec deux chevaux chacun.

Pour Thomas, les chevaux sont arrivés à maturité. "Thalie Saint Lois (Cardero x Champs Elysées) a 12ans. Elle est à la maison depuis quatre ans et je la connais par coeur. Elle gagnait tous les parcours en 135, l'année d'après elle est restée régulière à 145 et sur 150 elle est respectueuse et donne tout ce qu'elle a: rapidité et générosité. Univers de Chti (Arc de triomphe) est un  petit gabarit, un peu sensible mais fort et déterminé, il est respectueux et donc aussi régulier." Son frère Mathieu sort Airmes des Baleines (Diamant de Semilly) et Volcan du Sartel (Coriano zwarte pannenhof) et il dispose aussi du prometteur et hyperrapide Apollon des Baleines. Cette saison ses trois montures ont aligné les doubles sans faute.  

Les atouts des frères Lambert? Ils ont formé eux-mêmes leurs chevaux qu'ils connaissent donc vraîment. Ils s'appuient sur des propriétaires fidèles et une équipe soudée d'une quinzaine de personnes, qu'ils renforcent d'ailleurs en ce moment. Le cavalier Clément Deshayes (qui travaillait chez Olivier Jouannetteau) vient coordonner l'équipe qui prépare les jeunes chevaux dont "la formation reste naturellement prioritaire avec la compétition et le commerce," souligne Thomas. Entre 60 et 80 chevaux en formation et en compétition vivent à Villers-Vicomte, à côté du club: Thomas et Mathieu, avec leur père Hervé, ont de quoi s'occuper, sans compter un second club à Amiens. 

"On veut encore progresser, ajoute Thomas. Mathieu a une équitation un peu différente de la mienne, alors on se complète, on échange les montures pour avoir un double regard, avec l'objectif de soigner à la fois notre piquet de tête et les chevaux de relève." Leur coach Pascal Henry vient deux demi-journées par semaine à Villers-Vicomte où sont en construction de grands boxes et un manège qui seront dédiés à l'écurie de compétition.