Tressy Muhr : le parcours sans faute !
mercredi 01 mai 2019

Tressy Muhr Saut Hermès 2019
Tressy Muhr au Saut Hermès fin mars avec Jimcy du Lys © Eric Knoll

Tressy Muhr se classait dimanche à la 4ème place du Grand Prix 4* de l'Hubside Spring Tour à Saint Tropez Cogolin, sur les terres où elle a grandi et débuté à poney dans les écuries de ses parents. Un parcours sans faute que celui de la jeune cavalière qui, après de nombreuses performances à poney, a rapidement pris sa place dans la cour des grands.

Le palmarès de Tressy Muhr, 22 ans, est impressionnant : championne de France à poney, championne d'Europe Children, souvent aux places d'honneur en Coupes des Nations Poney et parallèlement de nombreux classements dans les épreuves chevaux... Après plusieurs participations en Juniors puis en Jeunes Cavaliers avec de belles performances, une malheureuse blessure de sa jument Talma d'Elle à son arrivée à Millstreet (IRE) les a privées de championnats d'Europe en 2016. En 2018 c'est sous les couleurs d'Israël qu'elle jouait l'Europe en compagnie d'Elias. Depuis le début de l'année, elle monte les chevaux du Haras des Grillons et se classait 4ème dans le Grand Prix 4* de Saint Tropez. L'Eperon l'a rencontrée pour en savoir plus.

L'Eperon : Comment à pris naissance votre collaboration avec l'équipe du Haras des Grillons ?

Tressy Muhr : C'est Frédéric Rivet qui m'a mise en rapport avec Carlos Lopez, le cavalier du Haras des Grillons. J'ai ensuite rencontré Sadri Fegaier et je suis allée passer quelques jours à Valence. Mon équitation leur convenait et j'ai commencé à travailler pour le Haras mi-janvier.

Je monte les chevaux du piquet de Carlos, il était prévu que je les sorte en concours mais on ne pensait pas que ça irait si vite. Je me suis rapidement entendue avec Jimcy du Lys (Quincy). Nous avons couru un 2* en Espagne puis le U25 du Saut Hermès avec une 3ème place par équipe. J'ai ensuite demandé ma participation au CSI 4* qui a été acceptée. Lorsque je me suis qualifiée pour le Grand Prix, en accord avec Carlos, nous avons décidé de le courir avec à la clé un double sans faute et la 4ème place. Un résultat à la hauteur. 

Vous avez changé de nationalité en 2017 pour courir sous les couleurs d'Israël qu'est ce que cela a changé ?

La nationalité israélienne m'a ouvert des portes au niveau des sélections. Il y a en France un grand nombre de cavaliers et il est plus difficile d'intégrer l'équipe première. Israël est une nation motivée pour devenir plus présente en équitation sur le terrain international. Je peux ainsi participer à de beaux événements comme celui de Saint Tropez.

Si on vous demande ce que vous ferrez en 2024 ?

C'est bien sûr mon rêve, j'avoue y penser.. comme beaucoup de cavaliers ! J'espère que tout va évoluer dans le bon sens et que je vais continuer à progresser dans mon équitation. J'ai emmené Elias à Valence, mon cheval avec lequel j'ai couru les Europe Jeunes Cavaliers en 2018. Fin mai, avec mon frère Robin, nous serons au 5* de Rome sous les couleurs d'Israël.