Une corde de plus à l’arc de Philippe Rozier
samedi 08 janvier 2022

Philippe Rozier
Philippe Rozier © Scoopdyga

À l’aube de ses cinquante-neuf ans, le champion olympique Philippe Rozier s’est lancé un nouveau défi : celui d’endosser le rôle d’organisateur de concours, mais pas seulement ! Le cavalier de l’équipe de France ajoute au programme de ses concours, à Bois-le-Roi, des épreuves inédites dans le but de faciliter le commerce de chevaux : des épreuves préparatoires “à réclamer”. Explications dans le numéro 399 de L'Eperon Hebdo.

En janvier, l’espace Rozier de Bois-le-Roi accueillera sur deux week-ends des concours Amateurs et Pros contenant des épreuves jusqu’ici inédites : des préparatoires “à réclamer”, comme on en trouve dans les courses hippiques, pour mettre en avant les chevaux à vendre et permettre la mise en relation entre vendeurs et acheteurs. « Aujourd’hui, pour vendre des chevaux, il faut les mettre en compétition parce que les acheteurs veulent les voir, moi le premier. Quand je vois un cheval lors d’un essai, c’est une première bonne indication, mais j’ai envie de voir son comportement en épreuves », explique Philippe Rozier. Cela faisait un moment que le champion olympique songeait à appliquer ce format “à réclamer" à sa discipline, le saut d’obstacles. « Le problème, c’est que nous ne faisions plus de concours à Bois-le-Roi depuis quinze ans », fait-il remarquer. Pour mener à bien ce projet, quelques travaux ont été nécessaires, notamment concernant les sols de l’espace Rozier. « Ils ont tous été refaits en Equiplus. Les pistes extérieures sont fibrées, le manège a désormais un sol blanc qui l’éclaircit beaucoup », souligne Philippe, qui en profite pour ajouter que « le vieil éclairage a été remplacé par un éclairage à LED, et la sono ainsi que le restaurant ont repris un petit coup de jeune. » Pour tester toutes ces nouveautés, les équipes de My Good Events de Brice Morel et Thierry Zirah ont organisé dans le manège de Bois-le-Roi, mi-décembre, le “Christmas Tour indoor”. « Ils ont passé 700 poneys en deux jours », se réjouit Philippe. « Ça a été un succès terrible, les tribunes étaient pleines à craquer et les exposants ont eu du travail. C’était parfait pour voir les choses qui allaient bien et surtout ce qu’il faut améliorer pour organiser des concours » de niveaux supérieurs.

Des épreuves aux prix plafonnés 

Les deux derniers week-ends de janvier accueilleront donc les premières épreuves préparatoires à réclamer de l’espace Rozier. Ce mois n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. C’est le plus calme du calendrier pour le champion olympique, qui reconnaît tourner souvent en rond sur cette période hivernale… comme beaucoup d’autres cavaliers. Ces préparatoires à réclamer seront proposées les vendredis et samedis matins, et le programme sera identique sur les deux évènements, avec notamment deux Grands Prix (un Pro et un Amateur) le dimanche. « Chaque épreuve préparatoire sera dédoublée : on sépare les chevaux à vendre de ceux qui ne le sont pas pour qu’il y ait une vision beaucoup plus claire pour tout le monde, autant les amateurs que les pros », poursuit Philippe. Ainsi, les acheteurs pourront dénicher leur future pépite sur des épreuves 110, 120 et 130, tout en ayant une idée précise du budget à prévoir puisque chaque épreuve comportera un plafond de prix.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 399 de L'Eperon Hebdo (paru le 5 janvier 2022), disponible sur notre boutique en ligne.