Une équipe de France prête à se battre à Rotterdam
samedi 03 août 2019

Equipe de France
Quatre des cinq cavaliers de l'équipe des France étaient présents à Dinard © Eric Knoll

Au lendemain de l’annonce de la composition de l’équipe de France qui se rendra à Rotterdam dans deux semaines, Thierry Pomel, Pénélope Leprévost, Kévin Staut, Alexis Deroubaix et Nicolas Delmotte se sont réunis afin de s'exprimer sur l’échéance européenne. Seul Bosty manquait à l'appel, mais le Barbizonnais a préféré faire courir Sangria du Coty sur sable pour éviter tout risque de blessure, il s'est donc rendu au Global Champions Tour de Londres.

Comme nous l’a confié hier Thierry Pomel (à lire ici), l’expérience des cavaliers a été privilégiée, dans le but de viser non seulement le podium mais également une qualification olympique. « Si le podium et les médailles sont pour les cavaliers, la qualification olympique est pour tout le monde, la filière équestre, et a une importance pour le ministère des sports », a dit le sélectionneur national.

Confiant en cette équipe, la préparation pour les championnats d’Europe va être simple, les chevaux sélectionnés étant d’ailleurs tous en concours ce week-end entre les CSI 5* de Dinard et de Londres. Un dernier regroupement aura tout de même lieu en Normandie, à Deauville, où les cavaliers participeront d’ailleurs au CSI, avec d’autres chevaux toutefois.

Hormis Sangria du Coty et Timon d’Aure, Rotterdam sera la première grosse échéance des autres chevaux. Il s’agit donc d’une équipe de chevaux assez jeunes, ce qu’a relevé Pénélope Leprévost. « Vancouver de Lanlore n’a que 10 ans, il s’agit de sa première échéance mais il est un cheval fiable et je crois en lui depuis le début », a dit l’amazone au sujet de sa monture. Vice-championne du monde par équipe à Caen et membre de l’équipe en or aux Jeux Olympiques de Rio, elle n’est pas étrangère aux grands championnats et a donc conscience des difficultés qu’elle pourra rencontrer : « Ce qui est difficile dans un championnat c’est de trouver le bon dosage parce qu’il faut garder les chevaux frais mais dans le coup tout le long de la compétition, tout dépend de chaque cheval ».

Kévin Staut a lui aussi un cheval qui a peu d’expérience, toutefois Calevo 2 est « très studieux et a énormément de potentiel, il est très disponible ». Même s’il est confiant, cette sélection était loin d’être un objectif pour le couple. « Il a réalisé une bonne progression, les Europes n’étaient pas dans le plan, c’est inespéré mais c’est une bonne surprise », a dit Kévin à propos de son cheval qui a su faire ses preuves en quelques mois seulement.

Ce championnat ne figurait pas non plus dans les plans initiaux de Nicolas Delmotte qui comptait plutôt sur Ilex VP, malheureusement blessé en début de saison outdoor. « Urvoso du Roch a pris la relève et il n’a fait que progresser », dit-il au sujet du hongre qu’il monte depuis maintenant trois ans. S’il évolue aujourd’hui très bien, cette place au plus haut niveau n’était pas certaine au départ : « Il était un peu atypique au début dans sa façon de sauter, notamment au niveau des antérieurs. On ne savait pas s’il allait passer le cap mais c’est fait. Il est très respectueux et volontaire ». Ces progrès, Nicolas et Urvoso les ont montrés en réalisant un double sans-faute dans la Coupe des nations de Saint Gall.

Alexis Deroubaix est lui le seul à avoir participé au championnat le plus récent, ayant réalisé la meilleure performance à Tryon avec Timon d'Aure qu’il monte depuis quatre ans. « Je le connais par cœur, il est très guerrier », dit-il. Le gris a montré au grand public ses capacités lors de ces Jeux Equestres Mondiaux, et a depuis été préservé en vu de ces championnats continentaux. En effet, en accord avec les propriétaires et le staff fédéral, sa programmation et sa saison de concours a été mise sur pied en fonction de cet objectif européen.