Bien-être équin et bien-être humain : un cercle vertueux au service de la performance des entreprises équines
Dans les structures équines, le bien-être animal et le bien-être au travail sont étroitement liés. Loin d’être deux démarches indépendantes, ils s’alimentent mutuellement et contribuent ensemble à la qualité des prestations, à la sécurité et à la performance globale de l’entreprise.
Les travaux menés par l’IFCE, l’INRAE et plusieurs équipes de recherche ont permis de mieux objectiver le bien-être des équidés à travers des indicateurs portant sur l’alimentation, l’hébergement, la santé et le comportement. Cette approche rappelle que le bien-être du cheval ne se limite pas à son état physique mais englobe également ses besoins comportementaux et sociaux.
Un cheval dont les besoins sont respectés est généralement plus disponible, plus coopératif et plus serein dans ses interactions avec l’humain. Cette situation favorise un environnement de travail apaisé, réduit les situations de tension et facilite les tâches quotidiennes. Les salariés évoluent ainsi dans un cadre plus sécurisant, moins générateur de stress et davantage propice à l’engagement professionnel.
Les recherches en éthologie équine soulignent également l’importance de la relation homme-cheval. Dans l’ouvrage Mieux connaître le cheval pour assurer bien-être et sécurité, réalisé par la MSA en collaboration avec le CNRS et l’Université de Rennes 1, les auteurs rappellent que la connaissance du comportement, des modes de communication et des capacités sensorielles du cheval constitue un facteur essentiel de bien-être et de sécurité. Une relation fondée sur la confiance favorise des interactions plus harmonieuses et limite les risques d’accident.
Aussi, des salariés formés, reconnus et travaillant dans de bonnes conditions sont plus attentifs aux besoins des chevaux. Ils détectent plus rapidement les signes d’inconfort ou de mal-être, adaptent leurs pratiques et contribuent à l’amélioration continue des conditions de vie des animaux. Leur implication favorise également la mise en œuvre de mesures préventives bénéfiques à l’ensemble de la structure.
Cet enjeu est d’autant plus important que la filière équine demeure l’une des plus exposées aux accidents du travail, dont une large majorité est liée aux interactions avec les chevaux. La prévention passe donc autant par l’amélioration des conditions de travail que par une meilleure compréhension du comportement équin.
Prendre soin des chevaux, c’est aussi prendre soin des femmes et des hommes qui les accompagnent au quotidien. Cette vision globale est au cœur des démarches portées par le label EquuRES Bien-être Animal et Environnemental et le label EquuRES Bien-être au Travail. Ensemble, ils encouragent le développement de structures où respect du vivant, qualité de vie au travail et performance durable avancent dans la même direction.
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