Classement Poulinières Poneys : Ghannan Embets Tilia, l’autre reine de Salomé Schmitt

Sébastien Maillet 25 février 2026

« L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs » disait Oscar Wilde. Alors oui, erreur il y a eu, et nous sommes désolés pour les éleveurs qui en ont été les victimes ! Les nombreuses réactions qui se sont exprimées, par mails ou publications interposés, nous confortent au moins sur l’attention portée aux contenus de L’Eperon. Et ne doutez pas que ce regrettable loupé soit une bonne expérience pour faire mieux l’année prochaine !

Voici donc le classement des 60 meilleures poulinières poneys selon leur indice génétique (BPO), complété de toutes celles qui avaient été oubliées (document PDF à télécharger).

L’affixe des Embets de Salomé Schmitt (qui n’aligne pas moins de 4 poulinières de ce classement) est de nouveau mis à l’honneur avec celle qui s’impose en tête, Ghannan Embets Tilia (conçue en collaboration avec Marie Guerillon-Dorguin). L’éleveuse nous donne d’ailleurs quelques nouvelles de sa championne. « Ghannan a repris le travail depuis septembre 2025, après une interruption de plusieurs mois consécutive à une tendinite. J’en partage désormais la propriété avec Nathalie Tarnaud-Laude : sa fille monte l’alezane sur des As Poney 2 mais le couple se forme et on devrait le voir bientôt sur de belles échéances. J’ai profité de cette pause forcée pour travailler sur l’extraordinaire potentiel génétique de Ghannan : deux poulains sont en route par transfert avec le tout bon Salam du Roc. Et, aidée par la chance, je me suis fait plaisir avec deux embryons issus d’ICSI implantés avec succès…le père ? United Touch S, what else ? ».

Détail amusant : il s’en est fallu de peu que le podium ne soit exclusivement constitué de filles du grand sire Kannan (Trinity d’Ecrepin, non saillie en 2025, serait alors venue s’intercaler à la seconde place).

Pour le reste, la lecture du tableau est riche de quelques enseignements intéressants.

Le classement par le BPO (inédit chez les ponettes) avantage mécaniquement les reproductrices ayant démontré leur valeur en compétition et issues de souches maternelles confirmées. Dans le détail, on observe néanmoins plusieurs profils de mère :

  • Une immense majorité de ces ponettes (90%) a foulé les terrains de concours, souvent avec beaucoup de succès (indice moyen de 152 tout de même !) et parfois même jusqu’au meilleur niveau européen (Callas Rezidal Z, Clémentine, Politica de Florys…). Toutes ne sont pas encore des mères confirmées (loin s’en faut). Pour les repérer, il suffit de regarder le coefficient de détermination : celles qui ont au-delà de 0.70 ont généralement aussi prouvé leur valeur au haras (Ollystar, Qure de la Rive…).
  • Dans celles qui n’ont pas concouru (6), on trouve de très jeunes ponettes nées dans la pourpre (Lolly Star Aubépines, Matrix Girl du Péna…) ou, au contraire, les doyennes, matrones très confirmées sur leur production (Quarwyn de Grangues, Naborah d’Hurl’Vent…).
  • Linaro et Machno Carwyn confirment également leur réputation d’excellents pères de mère, avec respectivement 6 et 5 représentantes dans ce palmarès.
  • Enfin, c’est finalement Goldwyn d’Embets (fils de la 12ème du classement) qui obtient le plus de faveurs en servant 5 ponettes juste devant Double Pleasure, champion d’Europe CSO 2025, qui en compte 4.