1ère Journée technico-économique de la filière équine
vendredi 30 novembre 2007

journee eco
Ph. Claude Bigeon

Le partenariat monté (pour trois ans) en 2006 entre les Haras nationaux et l’Institut de l’élevage en 2006 s’est concrétisé par la création de REFerences, le réseau économique de la filière équine.

Les résultats des premiers travaux ont été présentés le jeudi 22 novembre à Paris (dans l’enceinte de l’Institut national agronomique de Paris) devant un auditoire de professionnels de l’élevage, du cheval de sport, du poney de sport, de représentants des Haras nationaux, de l’institut de l’élevage, de la FIVAL… Françoise Clément (Haras nationaux) et Yves Madeline (Institut de l’élevage) ont pu présenter la méthode utilisée par ce nouveau réseau dont un des buts est de sortir des référentiels technico-économiques « pour monter et évaluer des projets d’installation, de diversification ou de développement avec des chevaux et pour conseiller les éleveurs. » Pour l’instant, trois régions ont servi de test, les Pays de la Loire, Rhône-Alpes et la Lorraine.C’est en suivant la méthode mise en place dans le cadre de REFerence que cette première journée a permis d’apprécier des travaux de synthèse sur des thématiques variées et illustrés par des témoignages concrets. Avant d’annoncer les premiers résultats technico-économiques, Dominique Bouvier (APCA) a fait un exposé sur « Le statut agricole des exploitations équines : quelles opportunités, quelles conséquences » et Caroline Tharon (Haras nationaux) et Bernard Morhain (Institut de l’élevage) ont présenté une synthèse sur la filière : « Poids et organisation de la filière équine : le poids économique de la filière équine en comparaison des autres filières d’élevage ; les différents organismes de la filière équine et les facteurs d’évolution ».

Puis les premiers résultats technico-économiques concernant les exploitations équines ont été déclinés autour de cinq thématiques : « Qui sont les élevages équins ? Typologie régionale » par Christèle Couzy (Institut de l’élevage), « Les éleveurs de chevaux et poneys de sport: témoignage d’un éleveur (en l’occurrence, un éleveur de poneys Connemara, élevage de l’Aune de Mares, ndla) en Pays de la Loire » Par Jérôme Pavie (Institut de l’élevage), « Les éleveurs de chevaux de trait : présentation d’une exploitation (Comtois exploités pour la viande en moyenne montagne, ndla) en Rhône-Alpes par Sophie Boyer (Institut de l’élevage), « Les pensions » à travers trois reportages video réalisés par Loïc Madeline Institut de l’élevage) puis « Les références technico-économiques : ce qu’on en retire et leurs limites » par Bernard Morhain (Institut de l’élevage). Puis pour revenir à une analyse plus transversale, Pascale Heydemann a présenté : « Le marché du cheval. Les différents segments de marché identifiés : caractéristiques et perspectives » .

Autant de présentations très instructives sur la rentabilité réelle de telle ou telle activité. On s’en doutait dans certains cas, mais la modélisation est imparable. Les témoignages ont été assez complets et riches d’enseignement sur la nécessité de jouer la carte de la multiple activité voire même la nécessité d’avoir d’autres ressources.François Roche-Bruyn, le directeur des Haras nationaux a pu conclure la journée en soulignant l’importance du réseau REFerence : « Les Haras nationaux sont au cœur de la mission de l’Etat pour accompagner les acteurs de la filière cheval. Le problème de la filière équine c’est qu’elle souffre du manque de références économiques or c’est un premier outil nécessaire d’aide à la décision pour les collectivités publiques ou à l’installation privée…. »

Légende photo : Malgré la grève des transports, l’assistance était assez importante. Ph. C. Bigeon