Le Frison au Haras du Graffard
jeudi 08 décembre 2005

salon5-frison
Ph. PSV Jean Morel

Installés près du Mans à Savigné sous Le Lude, Anita et Jacques Audry ont développé leur passion à travers un élevage de Frisons. Relativement récents puisque leur élevage a débuté en 2002, ils sont présents pour la première fois au Salon du cheval de Paris.

Stand et animations sur les deux carrières du hall 5, le Haras du Graffard présente notamment deux entiers (NDLR : et non pas deux étalons puisqu’ils ne sont admis à reproduire) dans un duo qui met en valeur leurs belles allures et leur modèle à faire pâlir un top modèle. Ces deux mâles Ster, c’est-à-dire reconnus élite dans les concours de dressage de leur race ont joué les stars sur la carrière animation et spectacle du hall 5-3 en développant des trots allongés et des galops avec de superbes amplitudes des antérieurs. Anita qui s’est reconvertie dans l’élevage de Frison après avoir vendu des sous-vêtements partage sa passion avec son militaire de mari. “ J’ai aussi travaillé dans l’éducatif auprès d’enfants, explique Anita Audry. Je ne veux pas faire du Frison pour faire du Frison mais proposer des chevaux bien dans leur tête et polyvalents avec lesquels les cavaliers puissent se faire plaisir aussi bien en carrière et en extérieur. Ainsi, parmi ma clientèle, j’ai parfois d’anciens cavaliers de concours qui veulent des chevaux gentils. Avec le Frison, c’est plus simple, il y a une réelle communication. Un rapport de confiance. Le cavalier autant que le cheval apprend de l’autre. C’est un cheval de cœur. Dans notre société de consommation où il y a beaucoup de choses fictives, pourtant là il y a une vraie émotion avec ce cheval. ” Beau et généreux, mais pas uniquement quand il est bien dressé, un bon Frison permet de développer une équitation très agréable, c’est un véritable spectacle à lui tout seul. Le Haras de Graffard qui possède cinq poulinières fait naître quatre à cinq produits par an grâce à l’apport d’étalons venus de Hollande. Les reproducteurs sont rares car chaque année sur les 200 Frisons qui participent au concours d’approbation d’étalons, seuls cinq sont approuvés par an. La sélection est dure dans la race Frison, une des raisons pour lesquelles, il arrive à conserver un type, un modèle et des aptitudes toujours si appréciés. D’ici, la fin du salon, le Haras du Graffard, un des trois élevages de Frisons présents au Salon de Paris, proposera des animations tous les jours