Equigénétics de Poitiers: Un salon globalement réussi
lundi 27 février 2012

equigenetics illustr
equigenetics illustr © Anne Fougère

« -On avait l’impression qu’il y avait un peu moins de monde cette année, dit Henry Brugier, organisateur de l’évènement Equi-Génétics à Poitiers ce week-end, mais les gens étaient aussi répartis dehors, à regarder les chevaux au box et en préparation sur la carrière. » Globalement ce salon qui regroupait un peu plus de 80 étalons chevaux et poneys à vocation principalement CSO mais aussi Dressage et Complet a eu l’air de satisfaire dans l’ensemble visiteurs, étalonniers et fournisseurs.

« J’ai vendu des contrats de saillie après le passage de mes étalons, explique Bernard Le Courtois (Elevage Mail) qui présentait Quite Easy au galop impressionnant d’équilibre et de souplesse, Jaguar Mail..., les gens se décident maintenant après avoir vu évoluer les chevaux… » Même discours aux haras de Hus et Bois Margot et avec Arnaud Evain qui présentait la vedette Air Jordan (Argentinus), récemment acquise par le GFE. Pour le Dr Mangold (Centre d’insémination du Dorat), les éleveurs observent…et discutent prix et conditions de saillies, crise économique et malaise de la filière sport aidant grandement à cette nouvelle attitude, peut-être plus raisonnée qu’autrefois.Pour Henry Brugier, il apparaît que les étalons testés sur des descendance restent des valeurs sûres vers lesquelles se tournent les éleveurs « ou au contraire vers la jeune génétique, parce qu’elle est beaucoup moins chère… ». Côté étalons les visiteurs auront eu l’impression d’un salon fourni en quantité et qualité avec la venue de grosses pointures comme le gris Holsteiner commercialisé par Michel Guiot (Haras de Talma) cette année en réfrigéré notamment Quite Capital, ou Goldfever, très bien conservé et pétulant pour ses 21 ans présenté par le Dr Neyrat (Beligneux), mais aussi le très beau performer de Dressage Sandréo, aux allures remarquables, Epsom Gesmeray dont le fils Vepsom Bel présenté lui aussi impressionne par sa beauté, sans oublier les jeunes talents comme Tsunami de Hus, Top Gun Sémilly, Tobago Chevrier, etc.

On comptait aussi des Anglo comme le jeune Tilippe le Bel, Rock n’Roll Animal, Scandale D’Ivraie ou le performer Eersteling du Léou à Pascal Leroy.

Avantage de ce salon « provincial », il y a moins d’étalons mais on peut prendre plus le temps de les observer… Une ambiance conviviale et bon enfant régnait à Poitiers, annulé l’an passé et qui avait eu lieu en Vendée il y a deux ans. « Nous rééditerons à Poitiers en principe l’an prochain, ajoute Henry Brugier, car la Vendée est un peu excentrée. Nous essaierons bien sûr d’améliorer les horaires de passage des étalons à l’obstacle.»