Galopin du Biolay parti pour une éternelle galopade
mercredi 02 mars 2022

Galopin du Biolay et Bertrand Moissonnier
Galopin du Biolay et Bertrand Moissonnier © Jean-Louis Perrier

La fin de l’hiver 2022 est cruelle pour les étalons de sport. Le premier jour de mars, Galopin du Biolay s’est éteint paisiblement dans son paddock à l’élevage de la famille Moissonnier, à Lent (01), où il était né il y a vingt-huit ans. Issu du croisement d’un étalon du Haras d’Annecy, Butin d’Elle (Grand Veneur) et de Tanagra du Biolay (Pontoux, PS), propre sœur de Séducteur Biolay (ICC 171 en 1995, Jeux Olympiques d’Atlanta), Galopin du Biolay avait débuté la compétition avec Bertrand Moissonnier, puis était passé sous la selle de Laurent Guillet, avant d’être exporté en Suisse par le regretté Hubert Bourdy. Après des débuts en CSI avec Pierre Kolly, il avait rejoint le piquet de l’Irlandaise Jessica Kürten avec qui il avait remporté le Grand Prix du CSIO5* de Gijon et le Grand Prix 4* de Birmingham (ISO 171 en 2007). Arrivé en fin de carrière sportive, il est entré au haras en France, avec un retour à l’élevage de la famille Moissonnier où il a fini ses jours après quelques saisons de monte. Malgré un harem réduit (soixante-six produits enregistrés au SIRE), il a transmis sa qualité avec des produits bien indicés comme Délirium de Bordenave (ICC 135 en 2018) et Gorille Doral, jugé "Excellent" à quatre ans et ISO 127 à cinq ans.