Haras Jolly Jumper : la réussite d'une passionnée
dimanche 14 août 2022

Simon Delestre et Cayman Jolly Jumper, ici lors du CSIO5* de Knokke en 2022
Simon Delestre et Cayman Jolly Jumper, ici lors du CSIO5* de Knokke en 2022 © Scoopdyga

Il possède un nom à consonance anglophone et a un père étranger, mais Cayman Jolly Jumper est un produit de l’élevage français. Rencontre avec Nathalie Chevalier, éleveuse de ce crack et à la tête du haras Jolly Jumper.

Cavalière amatrice, Nathalie Chevalier n’est en aucun cas issue d’une famille d'agriculteurs ou de cavaliers. Occupée par son travail d’assistante de notaire, la Bretonne ne prend plus le temps de monter sa jument Hifi des Aulières. Issue du croisement entre Quouglof Rouge et Bengali, la Selle Français va donc laisser les terrains de compétitions pour se consacrer à la reproduction. Ainsi, le premier poulain de Nathalie Chevalier voit le jour en 2008, Uno Jolly Jumper, un fils de Numero Uno, KWPN. Au total, ce sont trois poulains que Hifi des Aulières va donner à Nathalie Chevalier, dont une fille de Quaprice Bois Margot, un étalon au coeur de l’élevage Jolly Jumper.

Le sang de Quaprice Bois Margot

Une fois Hifi des Aulières mise à l’élevage, Nathalie Chevalier se retrouvait sans cheval de concours. « J’ai voulu remonter et je cherchais donc une jument avec des meilleures origines, spécifiquement une Quaprice Bois Margot. Ils sont réputés pour être délicats mais ils ont une qualité vraiment remarquable. Ils ont de l’énergie, ils sont agiles. » Avec une idée très précise en tête, la recherche de la bonne jument s'avère relativement longue et c’est finalement au haras du Bois Margot qu’elle rencontre Riva de Pleville. « Ils l’ont faite sauter dans le rond, et dès que je l’ai vue, j'ai su que c’était cette jument. Elle démontrait une qualité fabuleuse. Elle répétait tous ses sauts, elle avait de la frappe, elle avait tout ce qui fallait donc je l’ai achetée. » Les premières années du nouveau couple s'avèrent compliquées, avec quelques côtes cassées. Mais compte tenu du potentiel de la baie, la Vannetaise n’a jamais pensé à la revendre. « Il fallait s’accrocher. Elle avait une telle qualité… C’est fabuleux de monter de tels chevaux. Quand vous en avez une comme elle, vous n’avez pas envie de la vendre. De plus, je pense qu’elle produit très bien. » Afin d’exploiter ses qualités de poulinière, la néo-éleveuse opte pour le transfert d’embryon, une solution qui lui permettait de profiter de la jument sur les concours.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 430 de L'Eperon Hebdo (paru le 11 août 2022), disponible sur notre boutique en ligne.