Hélène Courcel, du grooming à l'élevage
samedi 16 avril 2022

Hélène Courcel, deuxième en partant de la droite sur cette photo, a longtemps cherché sa voie avant de se lancer dans l'élevage de chevaux de s...
Hélène Courcel, deuxième en partant de la droite sur cette photo, a longtemps cherché sa voie avant de se lancer dans l'élevage de chevaux de sport. © Coll.

Après une carrière en tant que groom à haut niveau, Hélène Courcel s’est lancée il y a six ans dans l’élevage de chevaux de sport. À trente-six ans, elle est désormais à la tête d’un effectif de cent cinquante chevaux. Pour L’Eperon Hebdo, Hélène Courcel revient sur son parcours, explique comment elle en est venue à l’élevage et présente les courants de sang qui la font vibrer.

Née à Paris dans une famille sans lien avec la filière, Hélène Courcel découvre les chevaux lors de balades sur la plage. Tiraillée entre son intérêt pour le monde de la mer et celui des chevaux, elle opte finalement pour des études agricoles à Laval (53). À vingt-et-un ans, BEPA et BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole) en poche, Hélène, n’ayant pas trouvé l’emploi qui réponde à ses attentes, s’oriente vers un poste en tant que groom. Un métier qu’elle exercera pendant cinq ans, notamment chez Philippe Rozier. Lorsqu’elle réalise, en raison des horaires, des déplacements constants et de la difficulté de construire une vie de famille, qu’elle devra tôt ou tard abandonner cette voie, elle opère une reconversion professionnelle radicale, et devient conductrice de bus. Après deux ans d’un métier « routinier, où le contact humain est très éphémère, alors que dans la filière équine, on établit une vraie relation avec les cavaliers et les chevaux », la passion de la génétique, de l’élevage et du suivi des jeunes équidés s’avère la plus forte. Si elle est de retour à ses premières amours, la maturité génère une réflexion déterminante. « Le groom est essentiel lors de la phase d’apprentissage du jeune cheval. C’est émouvant de le voir débuter, il est un peu perdu et se réfère totalement à l’humain, mais j’ai réalisé que le rôle de l’éleveur qui l’éduque est encore plus déterminant pour la suite de sa carrière et tellement plus intéressant. C’est pourquoi j’ai décidé de devenir éleveuse. »

Des débuts modestes

Tout commence en 2013, avec l’acquisition de My Fair Lady (Calvaro, Holst), treize ans, propriété de Christian Baillet. « Les mots me manquent pour expliquer ce qu’elle représentait pour moi », évoque Hélène.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 413 de L'Eperon Hebdo (paru le 13 avril 2022), disponible sur notre boutique en ligne.