Le Haras de la Roque, entre renouveau et continuité
jeudi 31 mars 2022

Victor Bettendorf et Astuce de la Roque, ici lors du Jumping de Dinard en 2021
Victor Bettendorf et Astuce de la Roque, ici lors du Jumping de Dinard en 2021 © Eric Knoll

En tête pour la huitième année consécutive du palmarès général des éleveurs français 2021, le haras de la Roque, créé en 2001 au cœur de la vallée d’Auge par Alexandrine et Michel Hécart, est en passe d’écrire un nouveau chapitre de son histoire.

En binôme depuis vingt-huit ans à Aix-en-Provence (13), au Vaudoué (77) puis à La Roque-Baignard (14) dans un haras dédié aux trotteurs, Alexandrine, spécialisée dans l’élevage et le commerce, et Michel, concentré sur la valorisation et le sport de haut niveau, ont consacré leur énergie à faire naître et accompagner des cracks de saut d’obstacles sur les plus belles pistes du monde. L’aventure commence par l’acquisition, en mars 2000, du chef de race Kannan (Voltai re, Hann). Convaincu de la qualité exceptionnelle de cet étalon qui servait à l’époque trois cents juments par an, le couple acquiert dans la foulée une douzaine de ses filles de deux et trois ans. Une stratégie du nombre, destinée à promouvoir leur étalon qui remporte la Coupe des nations de La Baule en 2001, puis le championnat de France de 2005, avant de connaître des problèmes de santé récurrents, puis d’être vendu au Groupe France Elevage en 2009. Alexandrine en convient, « le succès durable de la Roque, outre la fidélité de ses collaborateurs, est dû en partie au croisement de Kannan avec toutes sortes de juments, qui confèrent des points communs aux lignées maternelles, mais aussi aux souches européennes soigneusement sélectionnées grâce aux conseils avisés d’éleveurs expérimentés, à l’image de Médine d’Amaury (Quick Star), mère d’Astuce et Vérone (toutes deux par Kannan, KWPN), Uris de la Roque (Capital, Holst), la souche de Qerly Chin (Chin Chin, Holst), avec sa  petite fille Toupie (Kannan, KWPN), ISO 167/20, et ses soeurs Badiane, Charade, Tendance et Tenessee, la soeur utérine de Médine d’Amaury (Quick Star et Antinea, par Quidam de Revel), Pocahontas d’Amaury, que nous avons été les seuls à utiliser et qui a produit Quimono (Kannan, KWPN), champion de France des six ans et médaillé de bronze des chevaux d’âge en 2010 à Lanaken avec Edwina Tops Alexander, ainsi que la souche de Roosakker et d’autres juments performeuses. »

Une nouvelle organisation

Après avoir tenu à bout de bras cette structure accueillant jusqu’à deux-cent-cinquante chevaux et trente-cinq salariés, Alexandrine et Michel Hécart vont désormais poursuivre cette aventure selon un modèle radicalement différent. « Les aléas de la vie ont mis fin à notre collaboration », indique sobrement Alexandrine.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 411 de L'Eperon Hebdo (paru le 30 mars 2022), disponible sur notre boutique en ligne.