Salon des étalons de Bordeaux : bilan positif pour la 4e édition
lundi 10 février 2020

Salon des étalons Bordeaux 2020
Cinquante-Fois étalons ont été montrés montés ou en main à l'occasion du Salon des étalons de Bordeaux © Artiste Associé Photographes/Jumping international de Bordeaux

La quatrième édition du Salon des étalons s’est déroulée au Parc des Expositions de Bordeaux, les 7 et 8 février. Pour le premier rendez-vous de cette tournée 2020, quelques jours avant celui de Rosières-aux-Salines et la grande messe de Saint Lô, plus de cinquante étalons de tous âges ont défilé sous le regard des éleveurs amateurs ou professionnels.

Avec un chiffre à peu près stable par rapport à 2019, le salon girondin tend à s’installer dans le calendrier des étalonniers. Particularité de ce rendez-vous : il se déroule au sein même du Jumping International. Une spécificité appréciée par les étalonniers : « certains étalons sont présentés en épreuves du CSI, comme Chacco Blue 2 (6ème du GP Coupe du Monde avec Lucciana Diniz) ou Comme Il Faut (Marcus Ehning) : cela permet aux éleveurs de voir les chevaux en action, » explique Henry Brugier, éleveur et organisateur. De plus, l’accès aux écuries est obligatoirement accompagné pour des raisons sanitaires et de sécurité : « nous lions un meilleur contact avec les éleveurs en les accompagnant voir les étalons, c’est plus confidentiel et nous leur apportons nos conseils de croisement. Cette visite accompagnée est un atout de proximité », ajoute Aurélien Lafargue, venu avec cinq étalons pour Génétiq’Anglo.

Ce sont donc 53 étalons, dont 38 au sein du salon qui se sont présentés en main ou montés, parfois à l’obstacle : du Sire confirmé comme Orient Express HDC (SF, Quick Star), Jaguar Mail (SF, Hand in Glove), Argento (AES, Arko), Romanov (KWPN, Heartbreaker)), Quartz Rouge (SF, Ultimo van Ter Moude) ou Olalah de Buissy (Cook du Midour) pour les Anglos, aux plus jeunes espoirs tels que Ozzy vd Bisschop (BWP, Diamant de Semilly) ou Espri du Figuier (Aar, Upsilon) entre autres, le catalogue étoffé pouvait séduire de nombreux éleveurs, le plus souvent amateur : « le salon de St Lô attire logiquement les professionnels, tandis qu’ici, nous rencontrons de nombreux clients amateurs qui possèdent une voire deux juments », précise Aurélien Lafargue. « Les étalons présentés ici doivent être polyvalents pour répondre à la demande du sud-ouest », ajoute Bernard Le Courtois du Haras de Brullemail. Ainsi, afin de répondre à la demande en concours complet plus forte dans cette région, Propriano de l’Ebat (SF, Clown du Chesnay), 2ème la veille dans le cross indoor, était présent pour le Haras de la Font.

Une large portée géographique

Le choix des étalons présents est décidé d’un point de vue tactique mais aussi pratique, en fonction de la localisation des chevaux, afin de limiter les heures de transport : « nous présentons cinq étalons sur les 45 de notre catalogue », explique Joey Coulon du GFE. « Il y a notamment Soliman (Han, Sandro Hit), un étalon dressage qui produit très bien en complet. Ils seront stationnés dans le sud-ouest. » D’autres venaient pour la première fois, à l’instar de l’élevage du Till, qui a fait le déplacements avec ses deux PFS, Syriac et Hevoli des Till (Syriac). Enfin, certains étalonniers avaient fait le choix de venir uniquement avec un stand comme France Etalons, estimant ce salon « trop loin », comme l’explique Maeva Ruault, qui privilégie les contacts clients.

Pourtant, le salon de Bordeaux est désormais le seul situé en dessous de la Loire, touchant ainsi les acteurs du grand Sud-ouest. Un atout pour les éleveurs qui souhaitent voir leurs futurs reproducteurs : « c’est important d’être là », insiste Bernard Le Courtois. « Il n’y a pas que le business, et le contact avec les éleveurs est primordial. C’est aussi l’occasion de toucher de nouveaux clients, même si les ventes sont moindres par rapport au salon de Saint Lô. » Henry Brugier ajoute : « les éleveurs ont maintenant pris l’habitude de venir voir leurs étalons, ils achètent beaucoup moins sur catalogue. De plus, il ne faut pas oublier que 13 % des saillies sont conclues en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie ! »

Un bilan positif, selon Henry Brugier, qui met en avant les échanges réalisés avec le CSI, notamment par les annonces faites par les speakers, une augmentation du nombre de stand et la pérennisation d’acteurs étrangers comme Stephex. Toutefois, il aimerait voir venir plus de « stars. » Certains étalonniers évoquaient aussi la création d’un réel Pôle élevage avec des conférences et le stand du Stud Book au cœur du salon des étalons.