Valmy de la Lande, le bon transfert
samedi 30 avril 2022

Jack Whitaker et Valmy de la Lande, ici lors de la finale Coupe du monde de Leipzig
Jack Whitaker et Valmy de la Lande, ici lors de la finale Coupe du monde de Leipzig © Scoopdyga

Cinquième de la finale Coupe du monde Longines FEI sous la selle du jeune Jack Whitaker, Valmy de la Lande met à l’honneur l’élevage de la famille Leconte, installé au cœur du terroir normand.

La finale du circuit Coupe du monde Longines FEI nous a offert une belle histoire avec la confrontation entre John Whitaker, soixante-sept ans, qui disputait pour la vingt-deuxième fois cette échéance, et son neveu, Jack Whitaker, vingt-et-un ans en octobre prochain, qui vivait là sa première finale. Elle s’est doublée d’un coup de projecteur sur l’élevage du Selle Français : tandis que l'aîné termine au douzième rang associé à Equine America Unick du Francport, un fils de Zandor Z, RHDL, né chez Véronique et Laurent Baillet (60), le benjamin de la dynastie s’offre la cinquième place avec Equine America Valmy de la Lande, un fils de Mylord Carthago, né à l’élevage de la famille Leconte (50). Voilà un bel hommage à Pierre Leconte, décédé début 2016 à l’âge de quatre-vingt-neuf ans, qui a bâti avec son épouse Angeline à Périers, à une trentaine de kilomètres de Saint-Lô, un des fiefs de l’élevage du cheval de sport de la Manche. Parmi leurs dix enfants, Jérôme et Vincent ont repris l’exploitation agricole où cohabitent une centaine de vaches laitières et une trentaine de chevaux de sport. Avant Valmy, l’affixe avait déjà brillé avec de nombreux performers, souvent étalons, comme les deux fils de Quito de Baussy, Dollar de la Lande, ISO 157 en 2002, et Marquis de la Lande, ISO 169 en 2011. Pierre Leconte a d’ailleurs été un fervent utilisateur des étalons des Haras Nationaux, y compris ceux de pur sang installés à la station voisine comme Un Prince, père du multi médaillé Flambeau C. Ainsi est née en 1972 Grive de la Lande, troisième mère de Valmy de la Lande, une des juments base de l’élevage Leconte. Croisée avec Fend l’Air (Amour du Bois), elle donne Prisiaise, mère de plusieurs performers dont Athéna de la Lande II (Starter), ISO 117 en 1992, qualifiée pour la finale de Fontainebleau avant d’être mise à l’élevage et qui a vu chacun de ses dix produits indicés, dont Manon de la Lande (Quito de Baussy), ISO 169 en 2009, Norway de la Lande (Narc os II ), ISO 161 en 2016, "Excellent" à cinq ans, "Elite" à six ans, et Valmy de la Lande (Mylord Carthago), ISO 165 en 2018. « Athéna a eu deux poulains cette année-là : un qu’elle a porté, et un par transfert. C’est la seule fois où mon père a fait un transfert d’embryon, et c’est Valmy ! Il avait choisi notre étalon Marquis de la Lande, ce qui a donné Visa (ISO 102 en 2015) et Mylord Carthago qui commençait à se faire remarquer avec Pénélope Leprévost et nous avait déjà donné avec une autre jument Tim de la Lande (ICC 157 en 2017). C’est un étalon qui pouvait apporter du cadre au produit d’Athéna qui était une jument très dans le sang. Mon père avait eu du nez en utilisant Starter qui n’avait pas très bonne réputation à cause de son caractère. Aujourd’hui, on s’aperçoit que comme père de mère, c’est très bon ! », souligne Vincent Leconte. À trois ans, Valmy montre qu’il a de l’aptitude mais ne se révèle pas vraiment. « Il sautait très bien mais c’était difficile de le juger. Je le trouvais un peu "voleur", pas très appliqué, il regardait partout ! C’était un poulain avec beaucoup de sang et un peu de caractère, mais pas un lion, il était facile à gérer. Il a même été débourré par un de nos stagiaires », se souvient Vincent Leconte.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 415 de L'Eperon Hebdo (paru le 27 avril 2022), disponible sur notre boutique en ligne.