Assemblée générale de la SHF : Yves Chauvin annonce sa démission
vendredi 11 septembre 2020

Yves Chauvin
Yves Chauvin © Béatrice Fletcher

En raison de la crise sanitaire, l’assemblée générale annuelle de la SHF, habituellement programmée en mars de l’année suivante, en l’occurrence 2019, se tenait à Paris en ce vendredi 11 septembre 2020.

Seule une quarantaine de personnes, sur les 9061 adhérents, avait fait le déplacement. En introduction à cette assemblée générale, le président Yves Chauvin rendait hommage aux personnalités disparues en 2019, parmi lesquelles Thaïs Meheust, Eric Nègre, Michel Gabillot, Jean Brohier, Roger Simonet, Hervé Lambert et Paul Dubos. 

Avant même de passer aux divers rapports (moral et financier) et à la surprise générale, le président, réélu en avril 2019 pour un 3ème mandat de quatre ans, annonçait sa décision de démissionner de la présidence à la fin de l’année 2020, pour raisons personnelles. Il précisait toutefois qu’il ne quittait pas la société mère, demeurerait membre du Conseil d’administration, et soutiendrait l’action du futur président élu à une date actuellement inconnue. 

Lors de son rapport, Michel Guiot, à la tête de la commission élevage, évoquait des statistiques 2019 plutôt encourageantes concernant les 6198 équidés (4393 SF, 150 AA, 346 en endurance et 1309 poneys) ayant participé aux 267 concours locaux, 67 régionaux et 23 nationaux. Cécile Lathelize mettait ensuite en lumière les travaux de refonte du site internet et des divers outils informatiques destinés à optimiser l’autonomie des organisateurs d’événements et l’interface avec les 240 000 utilisateurs (3 millions de pages vues).  C’était ensuite au tour de Pascal Cadiou, de la commission valorisation, de pointer les différentes aménagements apportés au règlement, tels que la mise en place d’une seconde épreuve qualificative dans le circuit cycle libre, et l’harmonisation des épreuves de concours complet avec le schéma des cycles classiques, l’accroissement du nombre de concours régionaux et la prime supplémentaire de 500 € versée aux organisateurs. Yves Chauvin reprenait la parole pour dresser un bilan de SHF Market (100 000 utilisateurs, 3200 chevaux en vente), et SHF Vidéo, dont le coût de création et de fonctionnement a été régulièrement reproché à la SHF, qui affiche désormais selon le président un bilan financier positif. Lors de son rapport financier, le trésorier Gérard Rameix le soulignait, au-delà d’un résultat « faible » de 5699 euros (sur un budget global d’environ 10 millions d’euros), la situation de la SHF est toujours dépendante à hauteur de 57% des subventions accordées par le Ministère de l’Agriculture et le Fonds Eperon. Ces deux derniers ont d’ores et déjà annoncé que les subventions du Ministère de l'agriculture resteraient à 1.570 million d'euros tandis que celles du Fonds Eperon baisseraient de 3.2 à 2.2 millions d'euros. Seule solution pour développer l’autonomie de la SHF, accroître le nombre de partants sur les épreuves, d’autant que la situation de la filière courses, qui abonde le Fonds Eperon, n’est pas véritablement au beau fixe... Lors de sa conclusion, le président Yves Chauvin, qui confiait avoir été personnellement affecté par la situation de ces derniers mois, se contentait de confirmer qu’il cèderait sa place à la fin de l’année 2020, un point sur lequel il n’a pas jugé utile de s’exprimer dans l’interview à consulter, invoquant des raisons purement personnelles.

Parmi les personnes présentes, Alain Fortin, membre du Conseil d’administration, regrettait que lors de cette assemblée générale, les communications aient manqué de compassion vis-à-vis des difficultés rencontrées par les adhérents et acteurs de la SHF à l’occasion de la crise sanitaire. 

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