La parole à Pascal Cadiou : « Être convaincus du bien-fondé de nos savoir-faire et sinon, les remettre en cause »
samedi 18 juin 2022

Pascal Cadiou
Pascal Cadiou © Les Garennes

Pascal Cadiou, soixante-deux ans, a été réélu à la tête du stud-book Selle Français le 28 avril dernier, dans le cadre d’une assemblée générale. Après deux premiers mandats, le président poursuit ses missions avec plusieurs ambitions, dont celle de donner aux éleveurs les connaissances et outils nécessaires à l’élevage du cheval de sport.

Vous entamez aujourd’hui votre troisième mandat, comment s’est passée votre réélection ?

J’étais seul en lice, j’ai donc tendance à croire que les caps donnés et le travail réalisé pendant les deux premiers mandats ont plutôt fait consensus au sein du stud-book... Ce dont je suis réellement satisfait, c’est de voir que vingt nouveaux administrateurs, en amont de ma réélection, sont arrivés au sein du conseil d’administration, qui en compte cinquante. En 2018, quasiment le même nombre de nouveaux administrateurs avaient également pris leurs quartiers dans ce conseil. Il y a un renouvellement, une émulation, ce qui est bon signe pour une association. C’est encourageant de voir que de nombreuses personnes considèrent que cela fait sens d’agir au sein du stud-book et que les enjeux mobilisent et intéressent.

À quoi ont été principalement consacrés vos premiers mandats ?

Dans un premier temps, nous avons fait en sorte de repartir du bon pied sur le plan financier. La trésorerie était basse et nous avons reconstitué nos fonds propres. C’est primordial pour la longévité de notre structure. Ensuite, nous avons à proprement parlé avancé sur l’aspect zootechnique, avec différentes initiatives, et promu la marque.

Concrètement, cela s’est traduit par quelles évolutions ?

Les Qualificatives étalons sont passées du printemps à l’automne. Je pense que cela était un changement nécessaire car nous nous étions aperçus que, depuis quelques années, les engagés sur ce circuit étaient en baisse. Au printemps, les éleveurs se consacrent à la saison de reproduction, à faire leur foin, ou à la saison des chevaux de quatre, cinq ou six ans, et n’ont pas le temps pour la formation de leurs deux et trois ans. Beaucoup d’éleveurs ne pouvaient ainsi pas former ou faire former leurs jeunes étalons, et leur consacrer du temps en vue des qualifications. Le calendrier n’était pas pertinent. Avec ces Qualificatives à l’automne, on donne aussi plus de temps aux chevaux, une saison de plus à l’herbe et l’occasion de profiter un peu plus de leur vie en troupeau.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 422 de L'Eperon Hebdo (paru le 15 juin 2022), disponible sur notre boutique en ligne.