Jeunes chevaux endurance : un bilan plein de soleil
mardi 15 octobre 2019

Controle cardiaque Uzes
Pour les 4 et 5 ans, les finales SHF d'endurance se sont en partie jouées sur le temps de récupération finale © Jean-Louis Perrier

Le rideau est tombé dimanche soir sur la grande semaine d’Uzès disputée dans de parfaites conditions. Une fois de plus l’organisation mise en œuvre par l’équipe de Mireille et Antonio Nogueira a fait merveille pour répondre aux besoins des acteurs de ce grand rassemblement de jeunes chevaux endurance.

La dernière journée des finales SHF endurance est la plus chargée avec le contingent de 5 ans toujours très nombreux. Ils étaient 251 au départ, 52 soit 20,7% ont été éliminés, 46 obtiennent la mention suprême "Elite", 70 sont "Excellent" 48 "Très Bon", 31 "Bon" et 4 sont classés sans point de bonification. Pour départager les Elite, le classement  SHF se base sur le temps de récupération de la phase finale.

Trois chevaux sont rentrés au contrôle vétérinaire en moins de trois minutes : Eiwa de Bozouls monté par Julia Montagne représente l’élevage aveyronnais de la SARL Mezagri, toujours très présent sur ces finales. Cette jument par Muguet de Pascade et Jaya de Bozouls par Prim de Syrah est un pur produit de l’élevage de Jean Mezy qui décroche la mention Elite aussi pour Eldorado de Bozouls, un produit de Med des Agatchols sous la selle de Virginie Caillaud. Balimor de Luriecq confié à May Manifacier par Catherine Palasse Bauerschmitt vient de son élevage sur les hauteurs du Forez dont il est aussi un pur produit par l’étalon maison Igor de Palat avec une mère par Habdur. Etna Trinacria est né chez Marion Gauthier Bonadonna dans la Drôme. C’est un fils de Djevar des Graves, par Djebel Lotois avec l’illustre Varoussa, championne du Monde en 2000, avec une mère par Persik, ce qui lui donne un indreeding sur le grand chef de race.

Le samedi avait vu un déferlement plus restreint sur les pistes avec 76 chevaux de 4 ans. Avec une bonne gestion de course et un lot plus qualiteux, mieux préparé que les années précédentes, ils ne sont que 5 à ne pas être qualifiés, 21 obtenant la mention "Elite", 20 "Excellent", 21 "Très bon", 8 "Bon" et un est simplement classé. Là aussi le classement se fait sur la récupération finale où le podium se joue en quelques secondes, les meilleurs rentrant au contrôle vétérinaire en un peu plus de trois minutes, 3’01’’ exactement pour le premier Folibel de Fausset un DSA par Djebel Lotois et Alalie du Fausset, une jument shagya par Gersik étalon de l’élevage cévenol de Catherine Boisseron qui a confié son produit à Tiphany Allegre. On retrouve deux PS arabe pour les suivants : First de Montrozier sous la selle de Julie Lepot est né chez Raymond Johnson dans l’Aveyron. C’est un fils de Khadar avec une mère par Guytou de Carrère. Ghani par General et Badira par Munjiz vient de l’élevage charentais d’Anthony Bascle. Propriété de la famille Miletto, il était monté par Laurent Mosti.

L’édition 2019 a une fois de plus été riche en transactions commerciales avec la présence des courtiers des pays du golfe persique venus faire leur marché sur ce rassemblement de jeunes chevaux endurance unique au monde.