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Pauline Leclercq : « Nous sommes très fiers de Magellan »

Emilie Dupont 4 août 2023

Cinquième de la finale des Cycles classiques quatre ans l’an passé à Saumur, Magellan s’est, cette semaine, illustré sur la prestigieuse piste d’Ermelo, à l’occasion des championnats du monde réservés aux jeunes chevaux de cinq ans. Sous la selle de celle qui l’a fait naître et qui le forme depuis ses débuts, Pauline Leclercq, l’alezan brûlé a signé deux belles reprises et s’est classé huitième de la petite finale, soit la meilleure performance franco-belge (le mâle, bien que né en France et sous selle française, étant inscrit au stud-book sBs). Son éleveuse et cavalière revient sur les deux prestations de son protégé ainsi que sur son histoire.

Après ces deux reprises et cette belle huitième place dans la petite finale, quel bilan dressez-vous de ces championnats du monde ? Quels ont été vos sentiments tout au long de cette compétition ?

Aujourd’hui, par rapport à la reprise d’hier, nous avions un nouvel objectif : nous voulions tenter le tout pour le tout. Pour cela, l’idée était d’activer encore un peu plus le trot, de conserver le pas que nous avions pu avoir la veille, et de grappiller quelques points supplémentaires au galop, même si ce n’est pas son allure phare. Finalement, le contrat est plus que rempli. C’était juste… Wow. Nous fondons beaucoup d’espoirs en Magellan, peut-être aussi parce que nous l’avons nous-mêmes fait naître, mon conjoint (Thibault Chatelain, ndlr) et moi. Nous l’avons également débourré, formé… Il a juste fait les championnats de France l’an passé avec Claire Gosselin car j’étais enceinte à ce moment-là et que, ayant quelques appréhensions quinze jours avant cette échéance, je ne voulais pas prendre de risque. Mais rien que d’être ici, pour nous, c’est déjà exceptionnel. Nous sommes très fiers de Magellan (qui a, dans cette petite finale, obtenu les notes de 8.6 pour son trot, 8.0 pour son pas, 7.5 pour son galop, 8.0 pour la soumission et 8.2 pour les perspectives d’avenir, soit une moyenne de 80.600%, ndlr).

Magellan est-il le premier cheval que vous avez fait naître ?

Ce n’est pas le premier, nous avons quelques chevaux à la maison, mais c’est clairement le plus brillant !

Comment avez-vous imaginé le croisement duquel est issu Magellan ? Pourquoi avoir choisi de marier First Step Valentin, Westf, à Dyanne G, KWPN (Lord Leatherdale, KWPN) ?

Dyanne G est une de nos poulinières, qui nous avait déjà donné un premier poulain auparavant. Nous avons, grâce à cela, pu constater les défauts et qualités qu’elle avait transmis et avons ensuite longuement réfléchi pour le croisement suivant, avant de jeter notre dévolu sur First Step Valentin. Et finalement, nous en sommes plus que satisfaits ! Dyanne est une jument plutôt fine, très souple, et lorsque nous avons First Step Valentin se déplacer la première fois, nous nous sommes dit que c’était l’étalon qu’il lui fallait.

L’an passé, Magellan s’était classé cinquième des championnats de France réservés aux chevaux de quatre ans. Avez-vous, depuis cela, constaté des points d’évolution ? 

Entre l’année passée et celle-ci, il a beaucoup amélioré son galop. C’est une allure qui reste encore un peu son point faible mais il a bien progressé. Son rythme s’est amélioré, maintenant il faut que l’on trouve une façon d’augmenter sa liberté d’épaule.

Aux côtés de qui formez-vous Magellan ? 

Je travaille chez moi, au sein de mes installations à Maubeuge, sous l’œil de mon compagnon et de mon père, ainsi qu’avec Claire Gosselin de temps en temps. Nous avons également eu la chance d’avoir quelques conseils de la part de Larissa Pauluis, la cavalière de First Step Valentin.

Au-delà de ses allures, quelles sont les qualités de Magellan ?

Son mental. Quand il rentre sur la piste, il est avec moi, concentré, imperturbable. Il n’est que très rarement ému. Cependant, quand je suis stressée, il le sent et peut réagir de façon inhabituelle. Mais c’est tout.

Quels sont les prochaines échéances et prochains objectifs avec Magellan ?

Les championnats de Belgique se déroulent mi-août mais compte tenu du peu de temps entre les championnats du monde et cette échéance, Magellan n’y prendra pas part. Ça fait trop en trop peu de temps. Nous avons donc pris la décision de privilégier l’échéance d’Ermelo et de tout donner ici. Maintenant, il va souffler quelques jours avant de prendre le départ des championnats de France Jeunes chevaux à Fontainebleau, début septembre. Et puis, à plus long terme, si toute la technique passe, il fera les Cycles classiques six ans l’an prochain.

Pour consulter les résultats complets de la petite finale des cinq ans, cliquez ici.

Photo : Magellan et Pauline Leclercq, aux côtés de Claire Gosselin après la remise des prix. Crédit : Emilie Dupont.