So’Pony 2025 – Finale 4 ans D hongres & mâles : L’Boy du Roc l’emporte !

Béatrice Fletcher 28 août 2025

Dans ce contingent de 42 hongres et mâles d’un niveau très relevé, auteurs de douze double sans fautes, L’Boy du Roc s’adjuge la victoire et la mention Elite, comme ses deux dauphins. Les cinq suivants au classement se voient décerner la mention Excellent, tandis que le reste du Top 15 est gratifié de « Très Bon ».

Mâle gris foncé très élégant, L’Boy du Roc, 1,43m, pfs fils de Vito de Blonde et Quickset du Roc Par Nabor a vu le jour chez son propriétaire Régis Réveillé à Cholet (49), naisseur de trois à cinq produits par an, qui l’avait confié à l’expérimenté Mathieu Laisney, installé au Haras National de Saint Lô depuis 2018. « Il n’a fait que sept parcours cette saison, mais il est très régulier » observe le cavalier. L’étalon, champion des mâles PFS de 2 ans, bouclait deux parcours sans-faute, obtenait la meilleure note à la présentation montée (17,85) et 15,85 au modèle. Comme le souligne Régis Réveillé, « L’Boy est très atypique dans son pedigree, car Nabor, entre autres le père de Quabar des Monceaux, est à la fois son arrière grand père paternel, et son grand père maternel. » Parmi les dix produits de Quickset du Roc, dont la majorité des femelles est restée à l’élevage, Jeep du Roc (Salam du Roc), IPO 110, Eole du Roc (Machno Carwyn) IPO 115, sa propre sœur Fabulous du Roc, ICC 82 et IPO 114, ainsi que son frère utérin l’étalon Dzeus du Roc (IPO 144). Le mâle Nash du Roc (Salam du Roc) et sa propre sœur Ocibelle du Roc aborderont le circuit élevage dans les deux ans à venir. « J’ai pour habitude de faire peu tourner mes 4 ans afin de les préserver, ce qui ne les empêche pas d’être champion de France, la preuve avec L’Boy, et je les commercialise après la saison de 6 ans. Je fais parfois du croisement avec des chevaux. J’ai fait le choix de n’élever que du poney D, car mes mères sont grandes. »

L’Boy du Roc & Mathieu Laisney – Crédit photo : PSV Photos

Vice président de l’ANPFS, l’éleveur le souligne, « il ne faut pas penser que l’on peut faire naître uniquement des poneys qui valent une fortune. Aujourd’hui dans l’élevage français, le croisement avec du cheval, grâce au travail réalisé depuis cinquante ans, qui apporte l’amplitude et la puissance, nous fait avancer plus vite, mais il faut veiller à ne pas produire une race de petits chevaux, mais bien des poneys polyvalents, dont certains iront en grand prix avec des cavaliers très confirmés, et d’autres devront pouvoir s’adapter aux enfants. » Les filles de Quickset, 21 ans, devraient pérenniser cette excellente lignée, tandis que L’Boy du Roc se consacre exclusivement à sa carrière sportive.« Il est champion, il est étalon, et 100% poney dans les critères de taille » sourit l’éleveur.

L’Boy du Roc & Mathieu Laisney – Crédit photo : PSV Photos

Le vice champion, Lanfeust d’Hurl’Vent, hongre issu également d’Usandro Tilia Derlenn et de Naborah d’Hurl’Vent par Nabor SL, était confié comme Llazuli d’Hurl’Vent (8ème de cette finale) et tous les poneys nés chez Jean Drexler, à Marie Vivant qui l’assure, « il fait partie de nos meilleurs quatre ans. Il a sans doute le potentiel pour faire du grand sport. » L’éleveur manque de qualificatifs élogieux pour son poney. « Sa mère Naborah, qui a eu 18 produits, ne m’a fait que des cracks. Elle est aussi la mère de Roudoudou d’Hurl’Vent Pfs (Leadership), IPO 163, lui-même père de 168 produits, dont 27 indicés en 2024 à plus de 120 et 12 à plus de 140, parmi lesquels des performeurs et médaillés au niveau championnat d’Europe, et vainqueurs en Grand Prix, à l’image de Daenerys d’Hurl’Vent (championne d’Europe par équipes en 2021 et vice-championne en 2022). Elle a un peu de sang cheval, puisque sa mère Gamine de Carolles est la fille du Selle Français Talent Platière. J’ai castré Lanfeust à deux ans et demi, j’avais eu 21 poulains de cette génération, dont sept ou huit cracks. Lanfeust a démarré gentiment, il regardait un peu au départ, il a fait deux ou trois fois 4 points, et ensuite il s’est déclenché. Depuis il est juste fantastique. Je ne sais quoi vous dire d’autre. Non seulement il est beau, a les moyens, le tempérament, et la force, mais aussi une très belle locomotion. » Il a été noté à 17,80 à la présentation montée (2ème derrière L’Boy, ndla). « Il aurait du gagner, mais il a passé l’épreuve de modèle dans 40 centimètres d’eau. C’est le sport ! » A noter, le jeune crack était essayé par un potentiel acheteur dès le lendemain du championnat dont Jean Drexler conservera malgré tout un excellent souvenir, avec quatre des cinq 4 ans classés, un gagnant et un 4ème au critérium, des pistes fantastiques et une organisation générale au top malgré les conditions météo du premier jour.

Lanfeust d’Hurl’Vent & Marie Vivant – Crédit photo : PSV Photos

L’entier Lamauny Trois Arômes, pfs fils d’Usandro Tilia Derlenn et de Carwyna de Blonde par Machno Carwyn, né à Missy sur Aisne (02) chez Julie Hubert, assistante vétérinaire et son conjoint Sébastien Laplace, cadre dans l’agriculture, décroche la troisième place sous la selle de Charles Antoine Goosse, pour le compte de ses propriétaires Caroline et Cédric Christman Adin. Voilà dix huit ans, Julie s’adressait à Christian Morel à Blondefontaine (70) pour acquérir sa première jument, Perle de Blonde (Kantje’s Ronaldo), mère de cinq poneys, puis lui faisait confiance à nouveau en 2015 pour l’achat de Carwyna, également mère de cinq produits, dont Overdoz (Greatstar Embet Tilia), champion régional mâle et champion suprême régional à Verquigneul en 2024. Pour l’anecdote, Caroline, à défaut de pouvoir acheter Infinity (Cobold Star), le premier produit de Carwyna, décida de réserver Lamauny in utero, une décision dont elle se félicite ! Julie explique choisir des étalons performeurs dotés d’un dos armé pour améliorer Carwyna, un peu légère mais qui ne produit que des poneys à très bon mental, une qualité essentielle pour les destiner à des enfants dans l’avenir.

Lamauny Trois Arômes & Charles-Antoine Goose – Crédit photo : PSV Photos